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8 mai 2026Reuters.com
8 mai 2026Pourquoi la Fédération des chasseurs de l’Aude et la Maison Guasch, à Perpignan, entament un partenariat sur la viande de venaison
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Selon nos experts, « Pourquoi la Fédération des chasseurs de l’Aude et la Maison Guasch, à Perpignan, entament un partenariat sur la viande de venaison » mérite une attention particulière.
Résumé à retenir
La Fédération des chasseurs de l’Aude et la Maison Guasch entament un partenariat qui offre de nouveaux débouchés pour les sangliers et cerfs abattus par les chasseurs audois. Tout en maintenant l’opération « Venaison solidaire » menée depuis 2024 avec la Banque alimentaire de l’Aude.
Sur son site internet, la Maison Guasch, société perpignanaise aux 160 salariés et près de 53 M€ de chiffre d’affaires réalisé sur « les P.O, l’Aude, l’Hérault, le Gard, toute l’Occitanie et la Catalogne Espagnole », met en avant les « viandes locales » qu’elle commercialise. Des produits pour lesquels elle vante une « filière d’approvisionnement en circuit court […] respectueuse de la saisonnalité de la production » et ses garanties « en matière de sécurité et qualité alimentaire ». Boeuf ou veau des Pyrénées catalanes, en IGP, agneau et Tirabuixo, porc élevé en Cerdagne, sont ainsi déclinés. Sans oublier le gibier, avec le sanglier des Albères et du Vallespir, ainsi que le cerf et la biche des Pyrénées Catalanes, Cerdagne et Capcir. Une gamme qui, dans quelques mois, sera enrichie par le sanglier des Corbières et le cerf de la Haute Vallée de l’Aude.
Le 21 avril 2026, le déplacement dans les P.-O. d’Yves Bastié, président de la fédération des chasseurs de l’Aude, accompagné de son vice-président Jacky Galy et de son directeur Patrice Lemoine, a permis de concrétiser un partenariat avec les établissements Guasch. La fin d’un feuilleton débuté en 2011 lorsque, dans l’idée de « valoriser la venaison » rappelait Patrice Lemoine le 7 mai, un premier contact avait été noué avec la société catalane. Une initiative avortée faute de débouchés suffisants, avant que, à l’été 2025, les discussions ne reprennent.
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Entretemps, la Fédé audoise s’est lancée dans le projet « Venaison solidaire » avec la Banque alimentaire de l’Aude. Une initiative lancée en 2024 dans le cadre du programme national Mieux manger pour tous, impliquant État, le principal financeur, Fédération, chambre d’agriculture, coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) de la vallée de l’Hers et Banque alimentaire. Le projet « Venaison solidaire » a permis, selon Patrice Lemoine, le directeur de la Fédération, de livrer à la Banque, qui redistribue la viande aux associations caritatives, l’équivalent de « 5 500 repas la 1re année et 4 500 la 2e« , sous forme de poches de 700 g destinées à quatre personnes, ou de terrines réalisées par la Maison Esquines (1 500 boîtes distribuées).
Créer deux nouvelles chambres froides, en plus de celle du siège
Le partenariat signé avec la Maison Guasch ne modifiera rien à l’engagement auprès de la Banque alimentaire. Mais va changer beaucoup de choses pour les associations communales de chasse agréées (ACCA) audoises, invitées à conventionner et s’engager sur le règlement sanitaire et les impératifs de traçabilité. Avec la société perpignanaise, la Fédé dispose d’un partenaire qui maîtrise toutes les étapes : transport avec camion frigorifique, abattoirs, examen par les services vétérinaires, ateliers de traitement pour la découpe, mise sous vide, et bien sûr commercialisation des produits, assurée aujourd’hui auprès de plus de 2 700 clients. Un atout de poids que la Fédé des chasseurs veut faire fructifier en entamant les « discussions avec la Région et d’autres financeurs pour créer deux nouvelles chambres froides, en plus de celle du siège, à Badens, précise Patrice Lemoine. Une en Haute Vallée, pour les grands cervidés, et une dans les Corbières, pour les sangliers. »
De 3 à 4 € le kg pour les associations communales de chasse agréées
En attendant la concrétisation des projets, la Fédération des P.-O. mettra à disposition sa chambre froide des Angles pour les secteurs de la Haute Vallée. Un changement d’échelle qui, insiste le directeur de la Fédération audoise, « doit permettre de faire connaître les produits de la chasse, avec une démarche qui assure une empreinte carbone nulle et des viandes qui vont au-delà des exigences du bio ». Mais aussi « un apport financier non négligeable », pour aider au « paiement des frais liés à l’activité cynégétique » : « Jusque-là, 3 € par kg étaient redistribués aux ACCA, détaille-t-il. Avec ce partenariat, on monte à 4 €/kg pour le sanglier et 4,5 €/kg pour le cerf. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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