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8 mai 2026Hantavirus: le débarquement des passagers du navire de croisière MV Hondius conditionné par la météo
Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Hantavirus: le débarquement des passagers du navire de croisière MV Hondius conditionné par la météo ».
Résumé des éléments principaux
Les passagers du navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, devraient commencer à être rapatriés vers leurs pays d’origine dès dimanche 10 mai, une fois le bateau arrivé à Tenerife, dans l’archipel des Canaries, ont indiqué vendredi 8 mai les autorités espagnoles. Une femme ayant voyagé avec la Néerlandaise décédée de l’hantavirus a été déclarée comme nouveau cas contact suspect et hospitalisée dans la région de Valence, dans le sud-est de l’Espagne.
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Le débarquement des passagers du navire de croisière MV Hondius, foyer d’hantavirus, doit avoir lieu entre dimanche 8 mai midi et lundi, « seule fenêtre » possible pour évacuer en raison de la météo, a souligné vendredi un responsable du gouvernement régional des Canaries, où est attendu le bateau. « La seule fenêtre dont nous disposons pour mener à bien cette opération se situe autour de midi dimanche, et ce jusqu’au changement des conditions [météorologiques] à partir de lundi », a indiqué à la presse Alfonso Cabello, évoquant « le vent et la houle », et avertissant que passé ce délai, « aucune autre opération ne pourra être menée avant la fin du mois de mai ».
Le bateau ne sera pas autorisé à accoster dans le port. Des sources du ministère de l’Intérieur avaient auparavant déclaré que les évacuations commenceraient lundi, les pays de l’Union européenne prenant en charge le rapatriement de leurs concitoyens.
Un nouveau cas contact suspect
Parti le 1ᵉʳ avril d’Ushuaïa, en Argentine, le MV Hondius, du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, transporte quelque 150 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités différentes. Trois sont décédés. Le bateau, qui se rendait d’Argentine au Cap-Vert, se dirige actuellement vers Tenerife, où il est attendu dimanche matin. Trois passagers souffrants ont été évacués du navire mercredi au large du Cap-Vert.
Les autorités espagnoles ont indiqué que le navire jetterait l’ancre au large de Tenerife, et que les passagers seraient ensuite transférés au port par un plus petit bateau. Ils seront conduits en bus à l’aéroport de Tenerife Sud, tout proche, a déclaré la responsable des services d’urgence espagnols, Virginia Barcones, à la chaîne publique TVE. « En principe, il s’agit de personnes asymptomatiques qui ne nécessiteront pas de transport spécial », a-t-elle précisé.
Les ressortissants étrangers doivent être rapatriés depuis l’aéroport vers leurs pays d’origine dans le cadre de dispositions prises par leurs gouvernements respectifs, a indiqué la ministre de la Santé, Mónica García. Ceux qui présenteraient éventuellement des symptômes à leur arrivée, s’ils ne nécessitent pas de soins médicaux urgents, seront eux aussi rapatriés, a ajouté la ministre de la Santé. « Nous prenons toutes les décisions que nous devons prendre, en sachant toujours que nous devons évaluer tous les scénarios possibles », a-t-elle déclaré lors d’une interview à la télévision publique espagnole.
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« Le risque pour la population en général reste (…) extrêmement faible »
Et le secrétaire d’État espagnol à la Santé a également annoncé vendredi qu’une femme ayant voyagé à bord du même avion que la Néerlandaise du bateau MV Hondius, depuis décédée, présente des symptômes compatibles avec une infection à l’hantavirus et a été hospitalisée dans la région d’Alicante (sud-est). Cette femme présente des « symptômes compatibles, principalement des symptômes liés à la toux et à son état général », a été « transférée à l’hôpital dans une chambre d’isolement à pression négative » et a été soumise à un test PCR dont le résultat est encore inconnu, a indiqué Javier Padilla lors d’une conférence de presse.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenté à nouveau de rassurer sur le risque que présente cet hantavirus. « Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré devant la presse à Genève un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier. Il a souligné que, même parmi les personnes ayant séjourné dans les mêmes cabines qu’une personne contaminée à bord du navire, « il semble que, dans certains cas, les deux ne soient pas contaminés ». « Ce n’est pas du tout comme la rougeole, par exemple : si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu’un à l’avant tousse, les premiers rangs ne seraient pas en danger. Un contact étroit signifie qu’il faut pratiquement être nez à nez (…) Ce n’est pas un nouveau Covid », a-t-il insisté.
Des français racontent la vie à bord du MV Hondius
Ce sont au total 147 passagers qui se trouvent à bord de ce navire, dont cinq Français. Deux d’entre eux racontent la vie à bord dans une lettre envoyée à plusieurs médias et ils dédramatisent la situation. La vie à bord du navire est « quasiment normale », raconte ce couple originaire du centre de la France. « Pas de panique à bord, tout va bien pour nous, comme pour les trois autres Français », assurent-ils. Ils peuvent circuler librement, tout en respectant les distances entre chaque personne. Les rassemblements sont à éviter, le port du masque est obligatoire dans les espaces fermés mais ils peuvent le retirer à l’extérieur.
Le navire est composé de passionnés d’histoire, de géographie, d’animaux marins ou d’étoiles, expliquent les deux Français, qui sont eux-mêmes vétérinaires de formation. Le couple raconte aussi l’organisation de la prise en charge : quatre médecins sont montés à bord pour analyser la situation et préparer le débarquement des passagers.
Ils ont aussi un mot pour l’équipage philippin du navire, dont ils saluent le « dévouement total », « inutile donc de dramatiser la situation », écrivent-ils encore. Ils précisent être suivis par la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères, qui les accompagne dans ce qu’ils appellent une « aventure improbable ».
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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