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9 mai 2026Entre Bruno Retailleau et Laurent Nuñez, une bataille sur l’entrisme qui vire à la surenchère
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Points saillants
LUDOVIC MARIN / AFP
Entre Retailleau et Nunez, une bataille sur l’entrisme qui vire à la surenchère
À fleurets mouchetés. Bruno Retailleau et Laurent Nuñez se sont retrouvés au Sénat, mardi 5 mai, pour débattre des questions liées à l’entrisme, ce phénomène pointé du doigt dans un revue de 2025 comme un « islamisme par le bas » qui « menace la cohésion nationale. »
Le premier a défendu un texte qu’il entend inscrire dans la suite logique de son passage place Beauvau, lorsqu’il avait fait de ces sujets un marqueur politique fort, quand le second, son successeur au ministère de l’Intérieur, est venu donner l’avis du gouvernement. En l’occurrence, il a vanté sa préférence pour le projet qu’il entend lui-même porter sur le sujet, et dont il avait dévoilé les premiers contours la veille.
Entre les deux hommes, la concurrence est rude. Laurent Nuñez, qui s’attache à cultiver ses différences avec le Vendéen, sur la relation avec l’Algérie ou sur l’immigration notamment, n’a pas manqué l’occasion de pointer les manquements de l’initiative du patron LR, par ailleurs candidat à la présidentielle. Dans un langage diplomatique, certes. Mais lourd de sens.
Nuñez estime « améliorer » la copie de Retailleau
Ainsi, l’ancien préfet de police de Paris estime que sa copie « améliore », au moins « juridiquement », celle de Bruno Retailleau. « Les douze articles de ce texte sont dans le projet de loi. Ils ont parfois été réécrits, ils ont parfois été, au moins juridiquement, améliorés (…) et, surtout, nous avons ajouté un certain nombre de briques à cet édifice », a-t-il lancé à la chambre haute. Le gouvernement, par conséquent, refuse de soutenir la mouture du sénateur LR.
Ce dernier prévoit pourtant une batterie de mesures inspirée des précédents textes macronistes, pour faciliter la dissolution d’associations, durcir les sanctions pour atteinte aux « principes de la République », encadrer plus strictement la construction d’édifices religieux, ou geler les avoirs des groupes séparatistes. Pas suffisant, à en croire Laurent Nuñez.
Derrière ces bisbilles entre l’homme de droite décomplexée et celui qui se situe plutôt au centre gauche de l’échiquier politique, les enjeux, effectivement, ne se résument pas aux questions juridiques, ou de mise en conformité avec le droit constitutionnel.
Difficile de ne pas déceler, aussi, une forme de surenchère sur des thèmes peut-être épineux mais particulièrement porteurs dans une partie de la population, un an avant la présidentielle. Ceci, malgré les précautions de chacun pour rappeler que « l’islam est compatible avec la République », et que « les musulmans ont toute leur place en France. »
Le gouvernement plus offensif ?
Alors, pour critiquer son concurrent, l’actuel ministre de l’Intérieur actuel affirme que le gouvernement va plus loin que sa proposition déjà bien dense de son prédécesseur. « Le texte de Bruno Retailleau est une œuvre inachevée », expliquait Laurent Nuñez, lundi, dans les colonnes du Monde, en présentant ses propres préconisations, « plus complètes » et « rigoureuses ».
Exemple avec le sujet de l’édition (et la papier d’ouvrages problématiques), que le locataire de la place Beauvau a évoqué ce mardi à la tribune du Sénat, parmi « tout un tas de mesures supplémentaires. » Sur cet enjeu précis, Bruno Retailleau souhaite étendre le délai dont dispose le gouvernement pour faire interdire les livres jeunesse présentant un risque pour ce public. Laurent Nuñez plaide, lui, pour que « le ministère de l’Intérieur et de la Culture aient un pouvoir général d’interdiction des livres qui contiendraient des passages homophobes, appelant à la haine, ou carrément négationniste ». Une formulation vague, propre à susciter nombreuses inquiétudes dans le monde de l’édition, comme à gauche de l’échiquier politique.
De fait, ces escarmouches risquent de se transformer en vraies batailles politiques dans les prochaines semaines. Si le Sénat devrait voter sans coup férir le texte de Bruno Retailleau, il n’en sera pas de même à l’Assemblée nationale, où le synthèse de force est moins favorable à la droite et ses alliés centristes. Et ce quel que soit le texte finalement inscrit.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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