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7 mars 2026Dans la mort de Quentin Deranque, Emmanuel Macron n’oublie pas la responsabilité de l’extrême droite
LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron le 19 férier à New Delhi.
Depuis New Delhi, où il achève une visite officielle, Emmanuel Macron a été assailli de questions sur le sujet qui agite la France dans le même temps : la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. « La vérité doit être faite sur cette affaire, la justice doit passer », a répondu le président de la République ce jeudi 19 février, assurant avoir « une pensée » pour le jeune homme tué en marge d’une action du collectif identitaire Nemesis à Lyon.
Si la droite, l’extrême droite et une large majorité du bloc central se dressent unanimement contre La France insoumise, l’accusant d’avoir une « responsabilité morale » dans le drame, Emmanuel Macron n’exonère non plus totalement le Rassemblement national et ses satellites de toute responsabilité. « Les partis extrêmes doivent faire du ménage. L’extrême gauche en l’occurrence, mais l’extrême droite aussi qui a dans ses rangs des militants qui justifient l’action violente », a-t-il insisté. Avant d’ajouter : « Il y a, à l’extrême droite, des mouvements violents. Ils doivent être combattus. On doit continuer de les éradiquer car rien ne saurait les justifier. »
Une tonalité bien différente de celle employée par son Premier ministre, qui concentrait, deux jours plus tôt à l’Assemblée nationale, le feu de ses critiques vers La France insoumise. « Il est temps que vous fassiez le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout dans vos rangs », avait lancé Sébastien Lecornu à destination de Mathilde Panot, la présidente du groupe de gauche.
En réalité, Emmanuel Macron ne s’y trompe pas puisque la violence d’extrême droite est sans commune mesure avec celle imputable aux collectifs antifascistes. Ainsi l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite et des violences politiques, rappelait récemment dans Libération que « si on fait un bilan sinistre des décès causés par les radicaux depuis 1986, la gauche a tué 6 personnes, la droite 59 ». Les grandes « descentes », les ratonnades, les intimidations, les défilés sont massivement le fait de la mouvance d’extrême droite, qui exerce une emprise très forte à Lyon notamment.
Inquiétude des services de renseignement
« La menace d’ultradroite est considérée comme une véritable menace terroriste, perçue comme la menace numéro un dans certaines démocraties occidentales, notamment anglo-saxonnes. Et la France n’est pas à l’abri », alertait aussi le chef de la sous-direction judiciaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dès 2023. Des mots qui témoignent de l’inquiétude et la vigilance des services de renseignement à l’égard des mouvements violents de ce côté du spectre politique.
Pour Emmanuel Macron, « aucun groupe violent n’a de légitimité dans la République ». Le chef de l’État se dit inquiet d’un climat « d’émeute permanente », où chaque camp se regarderait avec méfiance. « Rien ne saurait justifier ce face-à-face mortifère pour la République ». En garant des institutions, il enfonce le clou : « À chaque fois que des gens vous expliquent qu’ils ont mis en place des milices pour faire de l’autoprotection, ils ne commettent pas seulement une faute politique, mais également une faute morale ». De manière générale, le chef de l’État en est convaincu : il n’y a « pas de place pour la violence ».
Malgré le climat de tension extrêmement fort, illustré par les débats autour de l’annulation de marches en hommage à Quentin Deranque (auxquelles peuvent se greffer des militants d’extrême droite venus de toute l’Europe), le locataire de l’Élysée appelle chacun à « rester calme » et à « respecter les principes de la République ».

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