
Statuettes à 125 000 euros, « détournement de fonds publics »… Ce que l’on sait de l’enquête du parquet financier qui vise Dominique de Villepin
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la filière française dénonce une loi qui « compromet l’accord du Mercosur » – franceinfo
20 mai 2026Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « les vélos finalement indésirables dans certains centres-villes? ».
Récapitulatif des informations
Après avoir fait la part belle aux vélos en agglomération, de nombreuses municipalités reculent et mettent en place des zones « pied-à-terre » où les piétons ont la priorité et les cyclistes sont priés de marcher à côté de leur bicyclette. Des décisions qui font réagir les Grandes Gueules et notamment les automobilistes.
Sur la route, dans les rues et particulièrement dans les grandes villes, la bataille continue entre vélos, voitures et piétons. Nouvelle règle de la discorde, les aires piétonnes dites « pied-à-terre » où cette fois ce sont les vélos qui sont indésirables. Les cyclistes sont priés d’arrêter de pédaler, de tenir leur vélo à la main, sous peine d’amende, traqués comme les voitures.
De telles zones existent ainsi à Saint-Brieuc, Nice, Beauvais ou encore Le Mans, sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à 150€ comme à Lille. Car dans certaines zones, les cyclistes qui ne respectent pas toujours le code de la route, peuvent être un danger pour les piétons.
À Paris, le nouveau maire Emmanuel Grégoire qui veut « faire de la sécurité des piétons une priorité absolue du mandat », envisage la création de 80 « cœurs piétons », des zones où les piétons ont priorité absolue sur les autres usagers de la route dont les vélos.
Un changement de paradigme qui fait vivement réagir Olivier Truchot, Parisien et cycliste: « La mairie de Paris a favorisé le vélo le rendant prioritaire sur tout et débordée par la situation, elle veut des restrictions pour les vélos, c’est amusant. La mairie va être obligée de faire de la répression contre les cyclistes qui sont ses électeurs! », assure-t-il ce mercredi 20 mai aux Grandes Gueules.
Des vélos « dangereux » qui ne respectent pas le code de la route?
« Il y a besoin dans certains endroits d’éviter les accidents », croit savoir l’entrepreneur Emmanuel de Villiers qui reconnaît avoir été conquis par la pratique du vélo électrique à Paris. « C’est extraordinaire, j’ai visité de beaux endroits dans le monde mais ça fait partie des choses les plus spectaculaires avec les monuments historiques. Reste que c’est dangereux et de nuit, on a intérêt à être à jeun », assure-t-il.
« On n’en peut plus des vélos », peste l’avocate Sandrine Pégand qui ne se déplace dans Paris qu’avec sa voiture ou en taxi. « Il faut éradiquer les vélos dans la capitale, ils ne respectent rien. Ils se croient tout permis, pensent être prioritaires et c’est dangereux », s’agace-t-elle sur RMC Story.
Romain, Parisien, n’en peut plus non plus des vélos: « On a créé des monstres. Je roule en scooter thermique et au feu rouge tous les matins, je vois les gens en vélo-cargo griller les feux rouges à fond, ce n’est pas possible, on a créé des monstres ».
À Paris, des « vélorues » contestées
Cet ancien propriétaire d’une concession de scooter l’assure, c’est l’installation d’une vélorue qui a tué son commerce: « J’avais mon commerce dans le 12e arrondissement, la mairie de Paris a installé une vélorue, uniquement pour les vélos, et on a fermé 6 mois après », déplore-t-il.
Mais l’installation de cette fameuse vélorue du 12e arrondissement, sur une partie de la rue de Charenton, n’en fait pas une voie réservée aux vélos contrairement à ce qu’il affirme. Cette vélorue n’a pas non plus entraîné de suppression massive de places de stationnement.
Ce qui peut avoir mis un coup aux magasins parisiens hormis le e-commerce, c’est la hausse du coût du stationnement des voitures et des scooters: « Quand je gare mon scooter je cache un peu ma plaque », confie Romain qui circule en scooter à Paris. « J’ai pris 90€ d’amende », se désole-t-il.
À Paris, les fameuses vélorues ne sont pas réservées uniquement aux bicyclettes. « Le vélo est l’usager principal de la chaussée et peut circuler au centre de la chaussée et dans les deux sens. Les véhicules motorisés peuvent doubler les vélos seulement si les conditions de sécurité sont réunies (1 mètre de distance) », rappelle la mairie de Paris.
« Si ce n’est pas le cas, les véhicules motorisés restent derrière le vélo en roulant à une allure modérée. Pour les véhicules motorisés, la vélorue ne doit plus constituer un itinéraire de transit ou un « itinéraire malin » de raccourci pour traverser l’arrondissement ».
« Les gens ne comprennent rien »
Sami, qui vit à Montpellier, cite l’exemple de la préfecture de l’Hérault où la cohabitation entre les vélos, les voitures et les piétons, se fait en douceur: « Il y a beaucoup d’espaces partagés où les voitures passent. Les piétons sont au milieu de la chaussée et les voitures passent en roulant doucement », assure-t-il sur RMC.
« C’est une espèce de bordel organisé et harmonieux, ça se passe plutôt bien, les gens ne réclament pas l’interdiction des voitures », constate Sami qui déplore surtout la dangerosité des trottinettes électriques. « On a l’impression que leur objectif c’est de slalomer entre les gens ».
A Reims, Fabien milite lui pour de tels espaces sans voitures ni même piétons: « Sur la place d’Erlon il faut une vision à 360 degrés entre les livreurs, les trottinettes et les voitures. Il faut être accroché en tant que piéton. Le code de la route prévoit justement que les cyclistes soient à pied dans ces zones piétonnes, les gens ne comprennent rien », déplore-t-il.
Cette interdiction ne passe pas auprès des associations de cyclistes: « On n’est pas très contents », confie au plateau d’Estelle Midi Benoît Coste, membre de l’association « En ville à Vélo » à Annemasse où une zone 100% piéton doit voir le jour après un arrêté: « On aimerait une ville plus calme, moins polluée, plus apaisée avec de grands espaces où l’on peut vivre. Cela amène la question de la sécurité routière et en 2024, sur 35 accidents, un seul impliquait une trottinette et zéro un vélo ».
« Cet arrêté va remettre les cyclistes sur la route où ils se font écraser », alerte Benoît Coste.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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