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20 mai 2026L’UE promet un « soutien exceptionnel » aux agriculteurs pour contenir le prix des engrais
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « L’UE promet un « soutien exceptionnel » aux agriculteurs pour contenir le prix des engrais ».
Les faits essentiels
Pour soutenir l’agriculture européenne, l’UE sort le carnet de chèques. L’Union européenne a promit mardi 19 mai un « soutien exceptionnel » pour le secteur face à la flambée du prix des engrais, une tendance qui s’est encore accentuée depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
Des organisations agricoles se sont rassemblées dès ce matin devant le Parlement européen à Strasbourg, où la Commission a dévoilé son plan d’action.
Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen n’a pas précisé les montants de ce soutien financier européen. A minima, la Commission devrait utiliser en 2026 les 200 millions d’euros restant dans la réserve agricole, un fonds destiné aux situations de crise, selon une source européenne.
« Une prise de conscience »
« Les agriculteurs abordent la prochaine saison d’achat (d’engrais) dans un climat d’extrême incertitude, sur le coût, mais aussi sur la disponibilité effective des engrais », met en garde le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens.
Avant le conflit au Moyen-Orient, 30 % des engrais mondiaux transitaient par le détroit d’Ormuz.
Depuis fin février, le prix des fertilisants a bondi en Europe. Ceux à base d’azote coûtent autour de 500 euros la tonne désormais, contre quelque 380 euros l’hiver dernier.
À cela, s’ajoute l’envolée du coût du gazole pour les tracteurs, qui a poussé nombre d’États à prendre des mesures pour limiter la facture.
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La Commission européenne, qui avait promis bien avant cette guerre des actions en faveur des agriculteurs, se retrouve sous forte pression.
La guerre « a créé une prise de conscience de la nature stratégique du secteur des engrais ». Le plan d’action européen est monté de « quelques crans en termes d’importance politique », souligne Tiffanie Stephani, chez Yara, l’un des plus gros producteurs d’engrais en Europe.
À court terme, Bruxelles va puiser dans la « réserve agricole » des fonds européens destinés aux situations de crise pour soulager le secteur. Il reste environ 200 millions d’euros dans cette enveloppe pour l’année 2026.
La situation est particulièrement difficile pour les céréaliers. Gros consommateurs d’engrais, ils sont dans le rouge depuis trois ans à cause de l’effet combiné d’une récolte de blé catastrophique en 2024 et d’une année 2025 déjà marquée par des engrais très chers ainsi qu’un blé sous les 200 euros la tonne en France, confrontée à une concurrence internationale accrue.
Pas de suspension de la taxe carbone
Au-delà de l’urgence, l’Union européenne, qui importe 60 % des engrais qu’elle consomme, promet d’agir à plus long terme avec deux mots d’ordre : la diversification des approvisionnements et l’augmentation de la production européenne.
Bruxelles pourrait aussi assouplir ses règles sur les nitrates pour autoriser les paysans à utiliser davantage de digestat, des résidus issus de la méthanisation des déchets organiques utilisés comme alternatives aux engrais chimiques. Cet assouplissement inquiète les organisations environnementales, qui craignent des pollutions de l’eau.
En dépit des appels de plusieurs pays, dont la France, et des agriculteurs, l’exécutif européen n’a en revanche pas l’intention de suspendre sa taxe carbone aux frontières (CBAM) sur les engrais, en place depuis le 1er janvier pour décarboner le secteur et soutenir les producteurs européens.
Sur ce volet, la Commission a « déjà pris des mesures pour aider les agriculteurs », insiste une porte-parole, avec une suppression temporaire de droits de douane sur les fertilisants, hors Russie et Biélorussie, et une adaptation de la taxe carbone afin « d’atténuer fortement son impact ».
Remettre en cause cette taxe ouvrirait une brèche dans un mécanisme qui concerne d’autres secteurs polluants, comme l’acier, l’aluminium, le ciment, l’électricité et l’hydrogène. Et cela désavantagerait les fabricants européens, qui tentent d’augmenter leur production.
Le mécanisme européen « est vraiment indispensable pour garantir une concurrence équitable pour notre secteur », revendique ainsi Tiffanie Stephani.
L’Union européenne ne reviendra pas non plus sur l’augmentation progressive des taxes sur les engrais russes et biélorusses, dont Bruxelles voudrait définitivement se passer afin de priver Moscou de ressources qui financent la guerre en Ukraine.
Face à la dépendance persistante de l’Europe aux importations, l’un des grands enjeux est le changement d’engrais alternatifs, bas carbone.
Jusqu’ici, cette ambition a buté sur des coûts de production souvent très élevés, notamment en raison du prix de l’énergie.
Plusieurs projets ont été abandonnés, dont une initiative en Autriche, baptisée « Green Ammonia Linz ».
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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