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20 mai 2026L’épidémie d’Ebola frappe la RDC, ce que l’on sait du cas d’un médecin américain atteint du virus avant l’alerte
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « L’épidémie d’Ebola frappe la RDC, ce que l’on sait du cas d’un médecin américain atteint du virus avant l’alerte ».
Résumé à retenir
Infection avant l’alerte. Alors que l’Organisation mondiale de la santé estime ce mercredi 20 mai que l’épidémie d’Ebola a « probablement » commencé il y a quelques mois, la presse américaine fait état du cas d’un médecin américain contaminé avant la déclaration officielle de l’épidémie. Ces faits surviennent au moment où l’administration Trump critique la réactivité de l’OMS, qu’elle juge insuffisante.
Le chirurgien américain Peter Stafford travaillait à l’hôpital de Nyankunde, près de la ville de Bunia, lorsqu’il a commencé à avoir de la fièvre et des nausées samedi, relate le Washington Post. Dimanche, il a été testé positif à Ebola et a été évacué mardi par avion vers l’Allemagne pour y être soigné, retrace de son côté NBC News.
Le médecin a été transféré au centre hospitalier universitaire de la Charité à Berlin, disposant d’un service d’isolement hautement spécialisé, détaille Euronews. Le malade y est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi, a confirmé le ministère allemand de la Santé.
Opération d’un malade déjà infecté
Quelques jours avant que le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies ne confirme l’épidémie, Peter Stafford a opéré un patient de 33 ans souffrant de douleurs abdominales sévères, d’après les responsables de l’ONG chrétienne américaine Serge, pour laquelle travaille le médecin. Mais le malade, qui est décédé par la suite, était probablement déjà infecté par le virus Ebola, sans que Peter Stafford ne le sache.
« C’est un professionnel très rigoureux, et pour chaque intervention chirurgicale qu’il pratique, il enfile une tenue stérile complète, avec des gants, une charlotte et des lunettes », a déclaré Scott Myhre, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale de l’organisation Serge à NBC News. Et de déplorer : « Mais cela ne suffit pas tout à fait pour éviter une exposition au virus Ebola. »
D’autant plus que le variant Bundibugyo, pour lequel Peter Stafford a ensuite été testé positif, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement. Lors des précédentes épidémies de Bundibugyo, le taux de mortalité variait entre 30 % et 50 %, selon l’OMS. Faute de traitement, l’enjeu, sur le terrain, est de détecter au plus vite les cas pour prendre en charge les symptômes comme la fièvre, et isoler les patients pour éviter la propagation du virus.
Sa femme et ses enfants surveillés de près
Sa femme, Rebekah Stafford, aussi médecin, est cas contact. Elle reste pour l’instant avec ses quatre enfants en RDC, où la famille fait l’objet d’une surveillance médicale maximale. Un autre médecin de l’ONG Serge, Patrick LaRochelle, aurait été exposé par l’intermédiaire d’un deuxième patient. Aucune des personnes potentiellement exposées au virus n’a de symptômes pour le moment.
Peter Stafford et Rebekah Stafford travaillaient depuis 2019 en RDC. Le couple s’était engagé à rester sur place pendant au moins cinq ans pour venir en aide aux personnels de l’hôpital de Nyankunde, qui se retrouve désormais sans chirurgien.
Les autorités tchèques de la Santé ont aussi déclaré sur X (ex-Twitter) avoir été sollicitées par les États-Unis pour accueillir et soigner un autre médecin américain ayant été en contact avec un patient atteint d’Ebola.
Un virus qui a « commencé (à circuler) il y a quelques mois »
Ces cas américains surviennent alors que l’administration Trump a critiqué mardi, par la voix de son chef de la diplomatie Marco Rubio que l’OMS avait « un peu tardé » à identifier l’épidémie d’Ebola, déjà suspectée d’avoir fait plus de 130 morts en RDC.
De son côté, l’OMS indique ce mercredi que l’ampleur de l’épidémie laisse penser qu’elle se répand depuis déjà quelques mois. « Les enquêtes sont en cours et notre priorité est vraiment de briser la chaîne de transmission en mettant en œuvre le traçage des contacts, l’isolement et la prise en charge de tous les cas suspects et confirmés », a déclaré Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques virales à l’OMS. Toutefois, si le risque épidémique a été jugé « élevé » pour l’Afrique centrale, il serait « faible » au niveau mondial.
Marco Rubio a également affirmé que Washington espérait ouvrir environ 50 cliniques pour traiter le virus en RDC. Dans le même temps, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, se sont officiellement retirés de l’OMS et ont réduit leurs financements destinés à leur Agence pour le progression international (USAID), très impliquée dans la réponse aux précédentes flambées d’Ebola.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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