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20 mai 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « un proche du président nommé à la tête de la Banque de France ».
Résumé pour le lecteur
Les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat ont validé mercredi 20 mai la nomination d’Emmanuel Moulin, proche d’Emmanuel Macron, à la tête de la Banque de France. Les oppositions y voient une République des copains.
Emmanuel Moulin, son nom ne vous dit peut-être pas grand chose et pourtant il va devenir gouverneur de la Banque de France. Ce proche du président a occupé des postes-clés pendant les quinquennats d’Emmanuel Macron. Il a été directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon, de Bruno Le Maire au ministère de Finances. Il a aussi été secrétaire général de l’Élysée.
Le président de la République a proposé son nom pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Emmanuel Moulin, 57 ans, a été auditionné mercredi 20 mai par la commission des finances du Sénat, puis par celle de l’Assemblée nationale. 121 parlementaires ont ensuite voté pour ou contre sa nomination. Et c’est le pour qui l’a emporté.
Une manœuvre politique?
Pour plusieurs partis politiques, ça devient, en tout cas, la République des copains. Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes, Richard Ferrand au Conseil Constitutionnel… Pour le RN, c’était déjà trop. Alors un troisième fidèle d’Emmanuel Macron à la tête de la Banque de France, c’est non.
Le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy y voit une manœuvre politique: « monsieur Macron veut verrouiller nos institutions avec des personnes qui lui sont entièrement dévouées pour maquiller son bilan économique, qui est le pire du pire. »
« Puisqu’entre autres missions, la Banque de France a un grand rôle de prévision et d’analyse de la conjoncture économique et budgétaire », explique-t-il.
Comme le RN ou les socialistes, l’insoumis Eric Coquerel estime qu’il y a un problème d’indépendance. « le action qu’Emmanuel Moulin sorte directement de l’Elysée pour devenir gouverneur de la Banque de France, en ayant cumulé depuis des années des postes politiques, moi ça me paraît totalement rédhibitoire », souffle le président La France insoumise de la Commission des Finances de l’Assemblée.
« Il a toutes les compétences »
Mais c’est un procès d’intention dénonce le macroniste Pierre Cazeneuve: « dans ce cas-là personne n’est qualifié, on risquerait de ne pas avoir d’idées pour aujourd’hui être nommé quelque part, c’est complètement abscon. »
« Il faut regarder, je pense, uniquement la compétence. Est-ce qu’il va être, ou non, capable de porter et défendre les intérêts de la France et de la Banque de France », avance le député.
Et selon lui, ça ne fait aucun doute: « Emmanuel Moulin a évidemment toutes les compétences. »
Son élection à la tête de la Banque de France dépendait en grande partie des sénateurs Les Républicains alors que l’un d’eux confiait que le groupe était divisé. Les Insoumis et le RN avaient déjà annoncé qu’ils voteraient contre.
Finalement, une majorité des parlementaires des deux chambres s’est prononcée mercredi contre la nomination de ce proche du chef de l’Etat (58 voix contre, 52 pour). Mais en vertu des règles, il aurait fallu que les trois cinquièmes des suffrages exprimés soient défavorables pour entraver sa nomination.
La durée du mandat de gouverneur de la Banque de France est de 6 ans, renouvelable une fois.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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