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21 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « Une autorité iranienne créée pour gérer le détroit d’Ormuz, voici en quoi elle consiste » pour en tirer les points essentiels.
Résumé à retenir
Une toute nouvelle autorité iranienne aura désormais la charge de gérer le détroit d’Ormuz. À travers la création sur les réseaux sociaux du compte pour l’Autorité du détroit du Golfe Persique ce lundi 18 mai, l’Iran a officialisé l’instauration de cet organisme chargé de gérer le et de fournir « des mises à jour en temps réel sur les opérations » dans le détroit. L’annonce a été relayée sur les réseaux sociaux par le Conseil suprême de sécurité nationale et par la Marine des Gardiens de la Révolution.
« Le compte officiel de l’Autorité des voies navigables du Golfe Persique (#PGSA) a été lancé sur X pour vous informer des activités de cette organisation. Suivez-nous pour connaître l’état du détroit d’Ormuz », est-il écrit sur un post publié ce lundi dans la matinée sur le compte PGSA.
Il s’agit de « l’institution légale et l’autorité représentative de la République islamique d’Iran chargée de la gestion du passage et de la navigation à travers le détroit d’Ormuz », a-t-il été précisé plus tard dans la journée.
Selon le journal spécialisé Lloyd’s List, elle est « chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz ». La voie maritime stratégique, qui voit en temps normal transité la majorité des hydrocarbures mondiaux, est le lieu de concentration du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël depuis le début du mois de mars.
« Un mécanisme professionnel de gestion du trafic »
Les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu, d’après la même source. Les navires transitant par le détroit doivent ensuite recevoir des « instructions » par e-mail. « Tout passage sans autorisation sera considéré comme illégal », a prévenu l’organisme sur X ce lundi.
Plus tôt ce mois-ci, la télévision d’État iranienne Press TV avait présenté le PGSA comme un « système destiné à exercer la souveraineté » de l’Iran sur le détroit d’Ormuz. Un système qui est donc pour le régime, la seule autorité habilitée à accorder des autorisations aux bateaux transitant par Ormuz.
Dimanche, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a affirmé que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans le détroit, qui serait bientôt opérationnel.
Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne, l’Iran martèle que le trafic dans le détroit « ne retrouverait pas sa situation d’avant-guerre ». Le 23 avril, Téhéran a annoncé avoir perçu les premiers revenus issus des péages imposés sur cette voie stratégique.
Une autorité qui pourrait poser problème à la communauté internationale
Mais la mise en place de ce péage a peu de chances d’être acceptée, selon Dimitris Maniatis, à la tête d’une société grecque spécialisée dans la gestion et l’analyse des risques maritimes, Marisks, interrogé début mai par les Échos. « Ce ne serait certainement pas acceptable pour la communauté internationale, mais surtout, cela ne serait pas accepté par les autres États du Golfe », avance-t-il. Et d’ajouter : « Je pense qu’ils sont simplement en train de jouer un jeu. Ils lancent des idées et observent les réactions. »
Le porte-parole de l’Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé avoir « pris connaissance des rapports de la PGSA et du lancement d’un site Web » mais rappelle que la liberté de navigation n’est « pas négociable ».
Le contrôle iranien de ce passage maritime, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole, perturbe les marchés énergétiques mondiaux et offre à Téhéran un important levier stratégique. Les États-Unis maintiennent de leur côté leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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