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21 mai 2026Face au virus Ebola en RDC, l’OMS déclare l’urgence internationale, voici ce que ça veut dire
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Un point rapide sur l'article « Face au virus Ebola en RDC, l’OMS déclare l’urgence internationale, voici ce que ça veut dire » selon nos journalistes.
À retenir absolument
JUNIOR D. KANNAH / AFP
L’OMS déclare l’urgence internationale pour l’épidémie d’Ebola, voici ce que ça veut dire. (photo d’illustration de soignants en RDC lors d’une précédente épidémie en 2018)
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. L’institution onusienne a déclenché ce dimanche 17 mai son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d’Ebola qui, causée par un variant hautement létal et sans vaccin, frappe de plein fouet la République démocratique du Congo (RDC).
Selon un communiqué publié sur X par l’OMS, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a statué que le virus « constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ».
L’USPPI était auparavant le niveau d’alerte le plus élevé face à une épidémie selon le Règlement sanitaire international (RSI), un cadre juridiquement contraignant pour les États parties à l’OMS. Mais des amendements adoptés en juin 2024 ont introduit un plus haut degré d’alerte : celui d’« urgence due à une pandémie ».
Une région avec d’intenses mouvements de populations
Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l’origine des plus grandes épidémies recensées. La dernière fois que l’OMS a déclenché l’USPPI c’était en 2022 et 2024 face à des foyers des varioles du singe.
Dans son communiqué, le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus évoque notamment une propagation du virus qui a déjà traversé les frontières, « avec deux cas confirmés signalés à Kampala (Ouganda) les 15 et 16 mai, suite à des voyages en provenance de RDC ». « Les pays voisins partageant des frontières terrestres avec la République démocratique du Congo sont considérés comme présentant un risque élevé de propagation en raison de la mobilité des populations, des échanges commerciaux et des voyages, ainsi que des incertitudes épidémiologiques persistantes », détaille-t-il encore.
La province d’Ituri, dans le nord-est de la RDC, frappée de plein fouet par le variant Bundibugyo d’Ebola, contre lequel il n’existe aucun vaccin ni traitement, est une région aurifère frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, et qui connaît donc d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière.
Critères et recommandations de l’USPPI
Pour déterminer, l’USPPI, l’OMS se base sur plusieurs critères du règlement sanitaire international, soit des informations fournies par l’État concerné, l’avis du Comité d’urgence, les principes scientifiques, ainsi que des éléments de preuve scientifiques disponibles et autres informations pertinentes, et enfin une évaluation du risque pour la santé humaine et du risque de propagation internationale.
Ce déclenchement implique dans la foulée un ensemble de recommandations temporaires qui ne sont pas juridiquement contraignantes. Elles expirent automatiquement trois mois après leur publication.
Parmi les premières recommandations de l’OMS, la sensibilisation de tous les intermédiaires (chefs locaux, religieux et traditionnels et des guérisseurs), « afin que les communautés jouent un rôle central dans l’identification des cas, le traçage des contacts et la sensibilisation aux risques ». Il préconise également le renforcement des contrôles des infections dans les établissements de santé, tous comme sur les routes et aux frontières. Un comité d’urgence se réunira bientôt pour formuler de nouvelles recommandations.
Au 16 mai, l’OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 décès suspects. Un cas a également été confirmé ce dimanche 17 mai à Goma, qui abrite un aéroport international. Le virus qui se transmet par les fluides corporels a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Lors des flambées épidémiques précédentes, le taux de mortalité a fluctué entre 25 % et 90 %, mais avec cette souche, le taux de létalité peut aller jusqu’à 50 %. Le variant Bundibugyo n’a provoqué que deux épidémies dans le monde à ce jour, en Ouganda en 2007 (42 décès sur 131 cas confirmés) et en RDC en 2012 (13 décès sur 38 cas confirmés).
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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