
Les villageois cambodgiens honorent les esprits gardiens pour prier pour la pluie et la bonne fortune
21 mai 2026
Donald Trump affirme qu’un accord avec l’Iran est possible… mais continue ses menaces
21 mai 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Selon nos experts, « Donald Trump n’a toujours pas nommé plus de 100 ambassadeurs » mérite une attention particulière.
Points essentiels de l’article
Donald Trump à Washington, le 15 mai 2026. ALEX WROBLEWSKI/AFP
S’abonner
Faut-il y voir le symbole du désintérêt de Donald Trump pour la diplomatie ? Selon un décompte publié par le « Wall Street Journal », 115 postes d’ambassadeurs sur 195 sont vacants près de dix-huit mois après le début du second mandat de Donald Trump. Soit un taux de vacance d’environ 60 %, « sans précédent dans l’histoire moderne », précise le quotidien américain, qui affirme s’appuyer sur les données de l’American Foreign Service Association, le syndicat qui représente les diplomates.
A peu près au même stade du premier mandat de Trump (2017-2021), « seulement » 45 postes d’ambassadeur n’étaient pas occupés, soit un taux de vacance d’environ 24 %. Et en 2015, durant le second mandat d’Obama, 12 postes d’ambassadeur étaient vacants, soit un taux de vacance d’environ 6,5 %.
Ce phénomène s’observe dans plusieurs régions du monde, à commencer par le Moyen-Orient, territoire pourtant au cœur de nombreuses tensions géopolitiques : le pays ne dispose pas d’ambassadeur en poste en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, en Irak et au Koweït. La situation est pire en Afrique, où ce sont plus de la moitié des ambassades américaines du continent – 37 sur 51 ! – qui n’ont pas d’ambassadeur à l’heure actuelle. Plus surprenant encore, les Etats-Unis n’en ont pas non plus de plein droit en Ukraine ni en Russie.
Le choix de miser sur des envoyés de confiance
Selon des diplomates chevronnés, cette situation inédite n’est pas sans conséquences. « Cela limite considérablement la capacité d’une administration à mener une politique étrangère efficace face aux crises et à communiquer efficacement avec les plus hautes instances des gouvernements étrangers », souligne Tom Shannon, ancien diplomate de carrière de haut rang qui a occupé le poste de troisième personnage du département d’Etat sous les administrations Obama et Trump.
Sollicitée par le « Wall Street Journal », l’administration actuelle minimise cette question, affirmant que la politique étrangère du président Trump fonctionne sans problème. Elle rappelle que le président américain a fait le choix de s’appuyer sur des envoyés de confiance pour gérer les relations avec plusieurs pays, un modèle présenté comme plus efficace pour répondre à ses besoins en matière de politique étrangère, région par région.
Ainsi, Tom Barrack, ambassadeur en Turquie, est également son envoyé spécial pour la Syrie. Sergio Gor, ancien conseiller principal de la Maison-Blanche, est à la fois ambassadeur en Inde et envoyé spécial de Trump pour l’Asie centrale. D’autres conseillers de confiance du président, Steve Witkoff et Jared Kushner, son gendre, dirigent les négociations avec l’Iran et les efforts de paix entre la Russie et l’Ukraine.
30 ambassadeurs brutalement débarqués
Ce taux de vacance inédit s’explique par plusieurs facteurs, selon le journal américain. A la responsabilité de Donald Trump, qui a tardé à nommer des ambassadeurs, s’ajoute un phénomène d’engorgement du Sénat, où ces nominations doivent être validées.
Mais cet engorgement doit beaucoup à la décision prise en décembre dernier par le secrétaire d’Etat Marco Rubio de rappeler brutalement près de 30 ambassadeurs de carrière au motif qu’ils n’étaient pas « pleinement alignés » sur la ligne de Donald Trump.
Lundi dernier, la Maison-Blanche dit avoir transmis au Sénat une série de nouveaux candidats, dont Kari Lake, alliée de Trump, au poste d’ambassadrice en Jamaïque, et Douglas Mastriano, ancien candidat malheureux du Parti républicain au poste de gouverneur de Pennsylvanie, au poste d’ambassadeur en Slovaquie.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

9999999
