
Carburants, refus de renégocier les tarifs, déréférencements ciblés… La grande distribution, cible de toutes les critiques
21 mai 2026
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Quelques points clés à retenir concernant « Automobile : Stellantis ouvre son usine près de Rennes au constructeur chinois Dongfeng ».
Points clés à retenir
C’est depuis les États-Unis, où est installée la direction de l’entreprise, que le nouveau plan stratégique de Stellantis sera présenté. Des choix qu’attendent avec beaucoup d’inquiétude les syndicats qui craignent des fermetures d’usines à cause de ventes en baisse depuis deux ans. Les parts de marché du groupe automobile italo-franco-américain sont passées en Europe de 22 à 16%.
Entre la crise sanitaire, il y a six ans, et désormais l’inflation, le constructeur n’arrive toujours pas à retrouver son niveau de production. Si bien que, depuis 2019, sa production est passée de 2,5 à 1,5 million de voitures par an, rien que pour le marché européen. En moyenne, sur le Vieux continent, ses usines sont en surcapacité de 50%.
Hier mercredi, les 2 200 salariés de l’usine de Chartres-de-Bretagne ont déjà été officiellement informés d’un partenariat industriel avec le groupe chinois DongfengOuverture dans un nouvel onglet. Soit la perspective d’une association industrielle inédite en France d’ici 2028 et un soulagement pour des emplois menacés. Et l’opportunité d’implanter en Europe la marque Voyah, inconnue du grand public.
Pour faire face au manque d’activité et sauvegarder les emplois, le groupe envisage donc aussi de vendre ses usines de Madrid et de Saragosse à son partenaire chinois Leapmotor. Quand Stella Li, la patronne de BYD, le numéro un mondial de la voiture électrique, a aussi indiqué être en discussion avec Stellantis.
Moyen d’éviter les surtaxes imposées par la Commission européenne sur les ventes de voitures électriques chinoise neuves
Mais si le rachat des usines déficitaires de Stellantis par les constructeurs chinois peut à priori être une bonne nouvelle pour la sauvegarde des emplois à court terme, il est surtout une arme redoutable pour éviter les surtaxes imposées par la Commission européenne sur les ventes de voitures électriques chinoise neuves.
C’est tout l’enjeu des négociations entre les constructeurs et la Commission européenne sur le Made in Europe. Pour lutter contre les coûts de production des constructeurs chinois inférieurs de 30%, Bruxelles souhaite que pour les voitures électriques 75% des pièces, hors batterie, soient réalisées sur le Vieux continent. Raison pour laquelle les marques chinoises font actuellement l’objet de surtaxe. Pour les contourner, BYD prévoit d’ouvrir une usine en Hongrie. Ce qui va prendre au moins deux ans. Quand, en rachetant directement des sites de productions européens déjà existants, ils pourront vendre plus rapidement des véhicules, en évitant les taxes. D’autant que le marché chinois est saturé. Alors que les ventes de voitures électriques ont augmenté de 30% au premier trimestre en Europe selon l’agence internationale de l’énergie.
Enfin, en s’alliant avec les constructeurs chinois, les groupes comme Stellantis espèrent aussi réduire leur investissement en recherche et développement. En profitant de leur savoir-faire. À l’image de Renault, qui a conçu en grande partie sa nouvelle Twingo électrique dans son centre de recherche de Shanghai. Ce qui inquiète les syndicats qui craignent des suppressions de postes d’ingénieurs.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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