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21 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « La modernisation à marche forcée de la Deutsche Bahn pour faire oublier les retards ».
Résumé pour le lecteur
Certes, les retards de la Deutsche Bahn agacent les usagers mais ils ne surprennent plus personne. Ils sont même devenus un sujet de plaisanterie. La faute à des années de sous-investissement. Selon le ministère des transports, la moitié des 33 400 kilomètres de voies sont dans un état qualifié de moyen à très mauvais. La liste des travaux est longue : des ponts, des postes d’aiguillage parfois centenaires, des gares, des caténaires et des milliers de kilomètres de voies doivent être rénovés. Dans l’un de ses derniers rapports, la Cour des comptes a rendu ce jugement sans appel : « La Deutsche Bahn ne répond plus depuis longtemps aux attentes des clients en matière de ponctualité et de fiabilité. » L’année dernière, la compagnie a versé 156 millions d’euros d’indemnités à ses clients, trois fois plus qu’en 2019.
Vétusté et retards ont de lourdes conséquences
La Suisse par exemple ne laisse plus circuler les trains de la Deutsche Bahn quand ils sont en retard de plus de 15 minutes. Dans une récente enquête, un Allemand sur trois affirme éviter autant que possible les trajets en train. L’année dernière, le taux de remplissage des rames ne dépassait d’ailleurs pas les 48%. Et puis, grâce à sa situation géographique centrale en Europe, l’Allemagne est aussi un carrefour logistique pour le transport de marchandises, du Portugal à la Pologne et de la Scandinavie à l’Europe du Sud. Mais la vétusté du réseau freine le trafic. « Sans l’Allemagne, il n’y a pratiquement pas de trafic international significatif en Europe. Et si le rail ne fonctionne pas en Allemagne, c’est tout le rail européen qui souffre » explique Christian Böttger, professeur à l’Université des sciences appliquées de Berlin et spécialiste des transports. « Quand un train ne peut pas traverser l’Elbe, à Hambourg, eh bien cela bloque tout simplement le trafic de la Suède à l’Italie. Il y aurait pourtant une belle opportunité car le prix du diesel est devenu très cher mais on ne peut pas en profiter. La conséquence, c’est que de plus en plus d’entreprises délaissent le rail et se tournent vers la route… C’est, du point de vue écologique, une évolution très très regrettable ». Une situation qui compromet aussi les objectifs de décarbonation de l’Union européenne : la baisse de 90% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour y parvenir, l’UE mise sur le triplement du trafic ferroviaire, entre 2015 et 2050.
Réorganisation de la Deutsche Bahn et travaux d’envergure
L’ancien chef de la Deutsch Bahn a été remercié l’année dernière et remplacé par Evelyn Palla, chargée d’accompagner la modernisation du réseau. L’Etat a débloqué 107 milliards d’euros et les 42 couloirs à grande vitesse vont être rénovés. Mais la nouvelle cheffe ne promet pas de miracle : il faudra au moins dix ans pour effacer les décennies de sous-investissement et remettre le réseau en état. 28 000 chantiers sont en cours et d’ici 2030, 250 passages à niveau et 500 gares doivent être rénovés. Certains tronçons resteront fermés pendant plusieurs semaines ou mois. Les usagers n’ont pas d’autre choix que de prendre leur mal en patience. Et espérer que l’objectif fixé par le ministre des Transports sera tenu : 70% des trains à l’heure en 2029. Soit tout de même 10 points de plus qu’aujourd’hui. En France, la SNCF annonce un taux de ponctualité de 74% pour les trains Intercités et de 86% pour les TGV.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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