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30 juin 2026Au Venezuela, ce garçon de 11 ans victime des séismes et sauvé des décombres après 72 heures est un miraculé
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Au Venezuela, ce garçon de 11 ans victime des séismes et sauvé des décombres après 72 heures est un miraculé ».
Points saillants
Une bataille de tous les instants. La quête éperdue de survivants se poursuit ce dimanche 28 juin au Venezuela, plus de 72 heures après le double séisme qui a fait au moins 1 450 morts et plus de 50 000 disparus, dans un contexte de colère envers les autorités locales et de montée en puissance de l’aide étrangère. Selon un bilan communiqué ce dimanche, 774 immeubles ont été touchés et 189 se sont entièrement écroulés, faisant craindre le pire pour leurs occupants qui ne sont pas parvenus à s’échapper.
« En principe, les corps sont désormais sans vie, mais grâce à Dieu, nous pouvons parfois trouver des survivants », a déclaré un secouriste salvadorien à Playa Grande, à La Guaira, ville côtière voisine de Caracas. Non loin, un jeune garçon miraculé a ainsi été extrait vivant des décombres, suscitant une vive émotion parmi les équipes de secours.
Vous pouvez voir son évacuation dans la vidéo en tête d’article. « Il va bien, il a juste besoin d’un peu de temps pour se remettre », a assuré à la reporter un homme qui participait à l’opération. Interrogé sur le élément de savoir si la découverte d’un « petit garçon vivant au milieu de ce chaos » provoque un « élan d’espoir », il a acquiescé.
« [Nous] travaillons ensemble avec amour, car la vie est ce qu’il y a de plus important pour nous », a ajouté l’homme, visiblement très ému. Le sauvetage de l’enfant a suscité des réactions jusqu’au sommet de l’État vénézuélien. « Un garçon de 11 ans a été secouru vivant à Caraballeda. En ce moment, chaque vie est source d’espoir pour le Venezuela » a salué, dans la nuit de samedi à dimanche, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, en joignant à son message une vidéo du sauvetage.
Plus de 50 000 personnes encore portées disparues
La veille, la joie avait éclaté à La Guaira quand des habitants ont sauvé un nourrisson. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, un homme a fondu en larmes alors qu’il tenait le bébé dans ses bras.
Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du pays mercredi ont laissé un paysage de dévastation, avec d’innombrables immeubles effondrés, en particulier à La Guaira. À ce stade, le bilan est de 1 430 morts et 3 238 blessés, selon le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez. Mais il devrait « s’alourdir considérablement » car plus de 50 000 personnes sont portées disparues, a assuré depuis Genève à l’AFP le responsable de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher.
« Je tiens à exprimer ma solidarité envers nos sœurs et frères vénézuéliens touchés par les récents tremblements de terre qui ont fait de nombreuses victimes et blessés », a déclaré le pape Léon XIV dimanche au Vatican, en espagnol, après la prière de l’Angelus.
Pendant de nombreuses heures avant l’arrivée des premiers secouristes étrangers, les Vénézuéliens ont dû, tant bien que mal, retourner et fouiller les décombres à mains nues. Dans un pays à l’économie exsangue depuis plusieurs années, le manque d’engins de chantier et de levage s’est fait cruellement sentir.
« On fait tout ça à la seule force des bras »
À La Guaira, autour d’un petit hôtel effondré de cinq étages, les décombres passent de mains en mains, le long d’une chaîne humaine de dizaines de personnes. Luis Flores vide un seau de carreaux cassés, de pierres et de poussière. « C’est très dur. On fait tout ça à la seule force des bras », souffle le commerçant de 54 ans. « Nous avons extrait quatre survivants, dont une petite fille. Trois morts. »
Les secours locaux « passaient sans s’arrêter », se souvient Barbara Palacios, 34 ans, toujours à la recherche de son mari, Jonathan Suarez, 36 ans. Avec les proches d’au moins cinq autres victimes toujours piégées sous l’hôtel, elle a décidé de bloquer la route principale pour dénoncer le manque de soutien, voire l’absence totale du gouvernement, dans les opérations de sauvetage.
« Ce sont principalement des habitants qui travaillent avec des outils rudimentaires », a témoigné à Caraballeda un secouriste australien expérimenté résidant à Miami, Craig Demeillon, 43 ans. Qui plus est, le gouvernement ayant restreint l’accès à l’État de La Guaira, il a imposé aux bénévoles l’obtention d’un laissez-passer pour entrer dans la zone. De quoi déclencher leur colère.
« Il faut un permis pour sauver des vies… rendez-vous compte », s’est indigné Carlos Itriago, 27 ans. « Je fais la queue depuis l’aube pour pouvoir aller secourir des gens », a ajouté Ezequiel Rivero, 53 ans. « Regardez l’heure qu’il est… Combien de vies avons-nous déjà perdues entre-temps ? ».
Face à l’indignation de la population concernant la gestion de la crise par les autorités locales, la présidente Delcy Rodriguez a notamment mis en avant et remercié les pays étrangers pour leur aide. Vingt-quatre pays ont envoyé 521 tonnes de matériel, plus de 2 700 secouristes et 86 équipes avec des chiens entraînés à localiser les personnes piégées, a-t-elle précisé.
Source : www.huffingtonpost.fr
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