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30 juin 2026L’Iran et les États-Unis cessent de nouveau les hostilités, la navigation reprend dans le détroit d’Ormuz
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « L’Iran et les États-Unis cessent de nouveau les hostilités, la navigation reprend dans le détroit d’Ormuz ».
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JOAO LUIZ BULCAO / Hans Lucas via AFP
L’Iran et les États-Unis cessent de nouveau les hostilités, la navigation reprend dans le détroit d’Ormuz (photo d’illustration).
Ces dernières semaines, c’est une histoire sans fin. Dans la nuit du dimanche 28 à ce lundi 29 juin, les États-Unis et l’Iran ont une nouvelle fois annoncé cesser les hostilités et permettre la reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz. D’après le média américain Axios, cette séquence doit permettre la tenue, ce mardi, de discussions au Qatar au sujet des griefs qu’ont les deux belligérants sur la situation dans le détroit.
« Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d’accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement » , a expliqué dans un mail transmis à l’AFP un responsable américain. Les deux camps s’accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d’accord. Le responsable américain n’a cependant pas confirmé des informations d’Axios sur la rencontre au Qatar.
Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, ce qui a déstabilisé le commerce mondial d’hydrocarbures et fait flamber les cours du pétrole, le détroit a rouvert la semaine dernière.
Téhéran n’autorise cependant qu’un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s’en prendre à tout navire contrevenant. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l’Iran n’est « responsable » de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. « Toute ingérence » dans la gestion du détroit conduira « à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions », a-t-il lancé.
Des échanges de tirs dans la semaine
L’Iran a vu d’un mauvais oeil l’annonce par Oman de l’ouverture d’une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l’ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l’ont empruntée cette semaine. Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d’origine inconnue – des attaques attribuées à Téhéran par l’armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l’Iran. Téhéran a dans la foulée répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.
Citant deux responsables américains et une troisième source ayant connaissance du dossier, le média Axios a donc affirmé que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz.
Si l’Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de « passage en transit » dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d’Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde. Le texte, non ratifié par Téhéran, dispose que « tous les navires et aéronefs » dont le but est le transit « continu et rapide » du détroit jouissent d’une liberté de navigation « sans entrave ».
Au Liban, Israël continue à frapper
Au Liban, que Téhéran avait exigé d’inclure dans le protocole d’accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche. Et ce malgré, aussi, la signature vendredi à Washington d’un accord-cadre en vue d’une « paix durable ». Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont annoncé que l’armée avait détruit un long et profond tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban.
L’Agence libanaise d’information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés après le lancement d’une grenade par « l’ennemi israélien » sur une localité du sud du pays. Le chef du Parlement libanais allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berri, a affirmé dimanche que l’accord avec Israël « ne sera pas adopté » en l’état. Le mouvement chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a dit se réserver le droit de « défendre sa patrie » après les dernières attaques israéliennes.
L’accord conditionne le retrait d’Israël du Liban – dont les troupes occupent un secteur dans le sud – au désarmement du Hezbollah. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre. Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l’offensive américano-israélienne sur Téhéran.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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