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7 mars 2026Version augmentée des drones “quadricoptères” auxquels nous sommes familiers, les drones de transport lourd sont devenus “plus gros et moins chers” ces dernières années, rapporte New Scientist. Et bien qu’ils ne répondent pas encore aux exigences de sécurité des avions pour le transport de passagers, certains pourraient déjà servir à “évacuer par voie aérienne des militaires blessés au combat” ou “à transporter des personnes dans la clandestinité”.
En Ukraine, où la menace constante d’attaques aériennes complique l’évacuation des blessés, ces drones sont en phase d’essai, rapporte la revue scientifique, se référant aux déclarations du chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, en août 2025.
“Ce type de drones va inévitablement émerger, dans la mesure où la prise en charge médicale de pointe d’un soldat grièvement blessé dans l’espace d’une heure augmente le taux de survie de façon spectaculaire”, estime de son côté Roy Gardiner, associé au groupe à but non lucratif Defense Tech for Ukraine.
Certes, les drones ne disposent pas du matériel sanitaire et de la stabilité d’hélicoptères médicalisés, mais ils “permettront un acheminement plus rapide et plus confortable que les robots terrestres” contrôlés à distance, jusqu’ici déployés dans les zones difficiles d’accès.
Crainte d’un usage criminel ou terroriste
Mais un autre groupe pourrait bien tirer profit du développement de cette technologie de transport d’êtres humains, pointe le journaliste scientifique David Hambling : les criminels. Car si dans les prisons les petits drones facilitent déjà la contrebande, “leurs équivalents plus gros pourraient exfiltrer des détenus”, peut-on lire dans New Scientist. Ils pourraient aussi “transporter des terroristes armés vers des zones sécurisées”, sans égard pour les obstacles physiques (hauts murs, rivières, fossés…).
En ce sens, la société de renseignement DroneSec, établie en Australie, épingle dans son dernier rapport une vidéo du groupe islamiste armé pakistanais Lashkar-e-Toiba, “déjà connu pour sa contrebande d’armes et de stupéfiants à la frontière indo-pakistanaise”, sur laquelle on aperçoit un drone “en train de transporter un passager sur de courtes distances, dans un camp d’entraînement”.
Si l’emploi de cette technologie à des fins commerciales devrait être nécessairement conditionné par “de nombreux dispositifs de sécurité” et des essais “dans toutes sortes de conditions avant leur mise en service”, l’usage de tels drones à des fins criminelles fait déjà craindre la mise en danger de vies humaines.

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