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L’Ukraine a une longueur d’avance sur la neutralisation des drones Shahed iraniens adaptés par les Russes. Une maîtrise précieuse pour les Américains.
Alors qu’ils multiplient les attaques puissantes sur l’Iran, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les Américains ne parviennent pas à neutraliser aussi souvent que possible les redoutables drones Shahed iraniens.
Des drones kamikazes qui sont largement à l’œuvre sur le terrain ukrainien depuis l’invasion russe en février 2022. Ce sont d’abord les Shahed que les Russes ont envoyés sur l’Ukraine avant d’adapter la technologie et de la booster sous le nom de Geran-2.
Malgré les avancées technologiques russes, l’Ukraine a toujours répondu au défi de neutraliser les drones d’origine iranienne.
Et ces derniers jours, voyant dans cette maîtrise une carte importante à jouer dans les futures négociations avec les Etats-Unis pour faire plier la Russie, l’Ukraine a proposé son expertise dans les technologies d’interception des drones iraniens.
Des intercepteurs « low cost » pour durer face à la pression iranienne
Dans le conflit au Moyen-Orient, ces drones kamikazes capables d’atteindre une portée de 2 500 km, ont été massivement utilisés par l’Iran. Pour les contrer, les États-Unis, Israël et les pays du Golfe s’appuient sur des missiles intercepteurs bien plus perfectionnés mais qui valent jusqu’à 50 fois plus cher. Des ressources qui pourraient même s’affaiblir face à un État iranien prêt à inscrire son action dans la durée.
Alors que Kyiv a trouvé la parade qui lui permet d’intercepter plus de 80 % des drones russes, les États-Unis s’intéressent de près à ces intercepteurs bon marché. Et il y a urgence pour l’armée américaine alors qu’une attaque de drones iraniens a tué six soldats US dans un centre de commandement basé au Koweït.
Selon des médias occidentaux, le général de brigade Matt Ross et plusieurs membres de sa Joint Interagency Task Force 401, qui dirige le travail du Pentagone sur le développement et l’acquisition de nouvelles armes pour combattre les drones, étaient en Ukraine la semaine dernière pour tenter de conclure un plan visant à utiliser l’expertise ukrainienne.
Certaines sources indiquent que l’accord n’a pas encore été signé. Mais s’il est conclu, ce sera « l’un des rares cas où l’Ukraine pourra publiquement offrir directement aux États-Unis quelque chose de valeur ».
Faire de l’Ukraine « un partenaire fiable »
« Tout accord de partage de technologies visant à contrer les drones iraniens pourrait être une aubaine pour les États-Unis et nombre de leurs plus proches partenaires, qui lancent des missiles de plusieurs millions de dollars contre des drones d’une valeur de 50 000 dollars », a souligné le site Politico.
A travers cet accord, l’Ukraine entend répondre à son besoin urgent de missiles et d’argent mais aussi prouver à Donald Trump qu’elle est un partenaire plus fiable que la Russie. Zelensky en profiterait pour demander à Trump d’exercer une pression plus forte sur Poutine afin d’arracher une paix durable.
« Kyiv pourrait devenir un partenaire important pour Washington lors de l’opération contre Téhéran. Notre pays pourra sortir des négociations sur les intercepteurs Shahed dans une position avantageuse pour les deux parties », soulignaient des spécialistes sur la télévision ukrainienne.

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