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24 avril 2026Reuters.com
24 avril 2026Proche de l’extinction il y a quelques années, la Casta, race de vache rare, s’épanouit sur le littoral des Pyrénées-Orientales
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Proche de l’extinction il y a quelques années, la Casta, race de vache rare, s’épanouit sur le littoral des Pyrénées-Orientales ».
À savoir
Originaire des Pyrénées centrales, la Casta porte le nom de sa robe couleur châtaigne, en langue d’Oc. Au fil de l’histoire et malgré ses qualités, cette petite vache rustique n’obéit plus aux standards. En 2022, elles ne sont plus que 308 spécimens en Occitanie, dont 33 dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, l’extinction est proche. Mais c’était sans compter sur des éleveurs passionnés dont Jordi Payret, aujourd’hui le cheptel régional recense 400 bêtes dont 27 mères en pays Catalan.
Impossible de parler de ce troupeau, sans évoquer son environnement, probablement unique sur le littoral du golfe du Lion. Le Mas Larrieu avec sa métairie, autrefois si productif, est abandonné depuis bien longtemps. Situé sur la commune d’Argelès-sur-Mer, il s’étend sur 23 hectares, évidemment inconstructibles. Alors plutôt que de laisser ce territoire en friche, le conservatoire du littoral permet à l’éleveur catalan, par le biais d’une convention de pâturage pluriannuelle, de l’occuper. Un fermage de confiance donnant-donnant qui a permis de reconquérir l’espace.
Les oiseaux notamment sont au paradis ici, tout comme mes bêtes
Une aubaine pour Jordi Payret, l’ancien imprimeur devenu éleveur et viticulteur, originaire du Vallespir qui a ainsi repris le flambeau familial, au départ avec une quinzaine de mères de race Casta. D’autant que cette terre en prolongement de la plage est très particulière : « les entrées maritimes permettent de garder le sol humide, cette terre alluvionnaire et sableuse est particulièrement riche. La présence du troupeau a aussi eu un retombée sur la faune et la flore, les oiseaux notamment sont au paradis ici, tout comme mes bêtes, qui aiment aussi les Albères avec une alimentation plus pauvre ».
Mon animal et moi
Entre eux, les relations sont fortes. Des hommes et des femmes nous racontent les liens qui les unissent à leurs animaux.
Voilà donc la fameuse Casta, cette vache de caractère, rustique, reconnaissable a sa robe brune et ses cornes en lyres, capable de s’adapter à tous les terrains. Son lait est d’ailleurs à l’origine du Bethmale. En 2022, elles n’étaient plus que 308 du genre a être recensées en Occitanie dont 21 dans l’Aude et 15 dans les Pyrénées-Orientales ! Trois ans plus tard, la Casta est rentrée dans les races bovines locales à petit effectif, tout comme certaines de ses congénères telles la Ferrandaise, la Froment du Léon, la Lourdaise ou encore la Mirandaise…
1,35 m au garrot
Avec une moyenne de 1,35 m au garrot et 5 à 600 kg pour la vache et jusqu’à 900 pour le taureau, la Casta était autrefois très apprécié des laitiers toulousains. Petite et vive, bonne marcheuse par ses onglons durs, vaillante, elle a su s’adapter à la rudesse de son environnement et des aléas météorologiques. Elle possède aussi des facilités de vêlage et ses qualités laitières en font une bonne mère. D’ailleurs au Mas Larrieu, tout se passe en extérieur, Jordi visite au quotidien son troupeau et s’extasie à chaque naissance.
Les vaches c’est bien sûr une passion, elles sont aussi d’utilité publique
Aujourd’hui le sauvetage de la Casta est avant tout culturel et patrimonial, par quelques éleveurs de l’Aude et surtout de l’Ariège, le cheptel serait aujourd’hui de 400 bêtes en Occitanie. Une fierté pour l’éleveur Catalan qui, pour vivre est également viticulteur sur 13 hectares dans le Cru Collioure-Banyuls : « Les vaches c’est bien sûr une passion, elles sont aussi d’utilité publique, tant en plaine qu’en montagne. Elles sont missionnées gratuitement pour entretenir les territoires et lutter contre les incendies notamment. À l’heure de ce bouleversement climatique, il faut revenir aux choses simples pour préserver notre environnement ».
Avec son fidèle compagnon Llop, Jordi, comme chaque matin assiste au lever du soleil sur ses pâturages bordant la Méditerranée, un bureau que pour rien au monde il ne céderait ! Le troupeau l’attend, les Casta avec leurs cornes en lyre font les fières, curieuses et méfiantes, elles regardent cette journaliste qui leur tire le portrait sans savoir qu’elles sont les dignes descendantes d’une race élégante, rude et prestigieuse.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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