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Municipales 2026 : l’article à lire pour tout savoir avant de choisir votre maire
8 mars 2026
JULIE SEBADELHA / AFP
Des panneaux électoraux à Paris.
J-7 avant le premier tour. Dimanche prochain, des millions d’électeurs seront appelés aux urnes pour élire leur maire. Plus de 50 000 listes ont été déposées partout en France selon les comptages du ministère de l’Intérieur. Et contrairement à ce qu’on pouvait penser au vu du climat de tensions dans de nombreuses communes et de l’aspect chronophage du travail de maire, seules 68 communes sont sans aucune liste. Contre plus de 100 en 2020. Autre chiffre important : la parité est en net progrès, avec presque autant d’hommes que de femmes candidats.
Mais malgré ces indicateurs positifs, certains états-majors regrettent une campagne qui passe globalement sous les radars. « La couverture médiatique de la campagne n’est pas au niveau qu’on espérait », concède un socialiste, soucieux toutefois de ne pas rejeter la responsabilité sur les seuls médias. Selon lui, « les candidats privilégient une campagne de terrain et se déploient dans les porte-à-porte et les tractages sur les marchés au plus près des électeurs. Ce qui peut donner l’impression d’une moindre exposition médiatique ».
Force est de constater que depuis le début de l’année, plusieurs grosses séquences d’actualité se sont succédé, privant la campagne des municipales d’une résonance XXL. Il y eut d’abord les atermoiements autour du budget, de l’incertitude de son adoption et du risque de censure du gouvernement de Sébastien Lecornu. D’autant que fin janvier, le recours au 49.3 a mis le monde politique en émoi… Et relégué au second plan l’échéance électorale du mois de mars.
Alors que les candidats commençaient, en coulisses, à constituer leurs listes et à échafauder des plans de campagne, ils n’ont pas disposé d’une très grande surface médiatique. Mi-février, la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque a saturé les antennes et empêché que la campagne émerge. Sauf à Lyon, où le drame s’est invité dans les conversations, avec une candidate de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, sommée de se justifier sur ses rapports avec la Jeune Garde et plus largement, de condamner le recours à la violence en politique.
Depuis une semaine, c’est l’attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran qui occupe l’essentiel du temps d’antenne, empêchant une nouvelle fois les municipales de se faire une place. C’est tellement vrai qu’un débat prévu à Nice lundi soir entre les têtes de liste a dû être reporté. « En période de guerre, le public a d’autres préoccupations en tête que les enjeux politiques locaux », avait alors justifié l’éditorialiste du Figaro Yves Thréard. Pour les mêmes raisons, des déplacements et des conférences de presse (dont celle que devait tenir Jordan Bardella lundi) ont été annulés.
Une absence de débat télévisé à Paris
Mais l’absence d’investissement de certains partis dans la campagne joue aussi en défaveur d’une meilleure exposition. Ainsi Renaissance (ex-LREM, fondé par Emmanuel Macron) passe complètement au travers du scrutin avec des candidats à Paris, Marseille ou Lille qui sont certains de ne pas l’emporter. Le patron du parti, Gabriel Attal, ne cherche même pas à faire semblant et ne fait quasiment pas campagne, préférant travailler sa stature présidentielle pour 2027 avec des voyages aux quatre coins de l’Europe. Il était cette semaine en Espagne, après avoir parcouru l’Ukraine, les Pays-Bas, la Finlande, l’Estonie et la Grèce. Selon les calculs de Politis, seules sept listes en France disposent de l’étiquette Renaissance, contre 247 il y a six ans.
À Paris, la campagne est aussi pénalisée par le refus de Rachida Dati de débattre avec ses adversaires. Contrairement à Lyon, Nice, Marseille, et bien d’autres grandes villes, la capitale n’aura pas le droit à un débat télévisé avant le premier tour.
Reste à savoir si les électeurs auront suffisamment entendu parler des enjeux de la campagne avant de glisser un bulletin dans l’urne dimanche. « Ce n’est pas parce qu’on ne passe pas sur les grandes chaînes nationales tous les matins qu’on ne fait pas campagne », nuance une députée écologiste, qui considère que les municipales sont un scrutin local, qui se joue à l’échelle des villes. Tout en minimisant les leçons nationales qu’il faudrait tirer des résultats, cette élue rappelle que « les pages de la presse locale sont remplies » d’articles liés aux municipales. De fait, la presse quotidienne régionale reste un vecteur essentiel d’information pour de nombreux électeurs, et demeure donc un outil prisé par les candidats.
Des réunions qui font le plein
Du côté de La France insoumise, on rappelle que les réunions publiques organisées partout en France font le plein. « Il y a une vraie appétence pour ces municipales », soulignait il y a quelques jours un cadre insoumis auprès du HuffPost, satisfait de voir que des salles de petites villes arrivaient à être remplies. À Bondy mercredi soir, où Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting, plusieurs dizaines de personnes n’ont pas pu entrer dans la salle faute de place, et ont dû se contenter d’une retransmission à l’extérieur. « En ce moment, nous organisons jusqu’à dix réunions publiques par jour », chiffre un député LFI, qui assure que beaucoup de ses collègues jouent le jeu et se déploient aux quatre coins du pays pour soutenir les candidats localement.
Au RN aussi, les têtes d’affiche font de nombreux déplacements. Marine Le Pen et Jordan Bardella ne ménagèrent pas leurs efforts, de Marseille à Nîmes en passant par Toulon et Menton. La cheffe des députés d’extrême droite était même à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), 7 000 habitants, ce vendredi 6 mars. Reste que l’investissement du RN pourrait bien être inversement proportionnel à ses résultats dans les urnes, puisque les sondages ne lui laissent la possibilité de décrocher que de très rares villes.

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