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8 mars 2026“Comment l’IA booste la guerre en Iran” : c’est le titre d’un récent article du Wall Street Journal. Le quotidien affirme que “les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran sont menées à un rythme et avec une précision inouïes” en partie grâce à “une arme de pointe jamais déployée à cette échelle auparavant : l’intelligence artificielle”.
“L’IA d’Anthropic, Claude, est au cœur de la campagne des États-Unis en Iran, alors qu’une âpre querelle est en cours” entre le Pentagone et l’entreprise, souligne The Washington Post. En effet, “les relations se sont gâtées entre le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, et le gouvernement Trump”.
“Quelques heures avant le début des bombardements en Iran, le président a annoncé qu’il interdisait à l’administration fédérale d’utiliser les outils d’Anthropic, lui laissant six mois pour s’en passer.”
Désormais, “d’autres sociétés d’IA s’apprêtent à supplanter Anthropic au Pentagone” : OpenAI et xAI, l’entreprise d’Elon Musk, ont signé des accords en ce sens.
Une adoption très rapide
Dans l’immédiat, le Pentagone aura pourtant du mal à se passer de Claude, le chatbot intégré depuis la fin 2024 au programme technomilitaire Maven, explique le Washington Post. En l’espace d’une année, Claude est devenu “un outil utilisé au quotidien dans la plupart des branches de l’armée, en association avec Maven”, selon des sources du journal.
S’il avait déjà servi à des opérations antiterroristes et au raid mené au Venezuela en janvier, “c’est la première fois qu’il est employé dans une campagne militaire de grande ampleur”, “accélérant son rythme, réduisant la capacité de riposte de l’Iran et supprimant des semaines de préparatifs pour permettre des opérations en temps réel”.
Et ce, remarque le Washington Post, “alors qu’un débat éthique acharné a lieu sur l’usage de ces outils dans la guerre et sur la vitesse de leur adoption”.
Utile surtout pour le renseignement
Loin de l’image des robots tueurs, explique le Wall Street Journal, l’IA est avant tout utilisée aujourd’hui pour “le renseignement, la planification militaire et la logistique”.
L’intelligence artificielle permet en particulier d’exploiter les énormes quantités de données que récoltent les agences de renseignement, explique le quotidien, et d’identifier ainsi un grand nombre de cibles potentielles, entre lesquelles l’IA peut aussi aider à établir des priorités.
“Il y a une chose que l’IA ne peut pas remplacer, c’est le jugement humain”, conclut néanmoins le Wall Street Journal. Des acteurs du secteur “mettent en garde contre la tentation de trop se fier aux informations fournies par la technologie”. Emelia Probasco, universitaire à Georgetown passée par la marine militaire, plaide pour des garde-fous, en notant que “les investissements dans ce type d’infrastructures sont insuffisants pour l’instant”.

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