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8 mars 2026Les États-Unis tentent de rassurer après les attaques contre les sites pétroliers iraniens
– / AFP
Cette capture d’écran tirée d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux les 7 et 8 mars 2026 montre un incendie qui s’est déclaré dans un dépôt pétrolier à Téhéran, la capitale iranienne.
Des prix à la pompe qui augmentent, des électeurs mécontents, et une guerre partie pour durer. L’administration Trump a tenté ce dimanche 7 mars de rassurer les Américains. Interrogé sur la chaîne CNN, le ministre de l’Énergie, Chris Wright, a ainsi assuré que le conflit et les perturbations qu’il occasionne pour les flux pétroliers et gaziers ne dureraient, « au pire, que quelques semaines, pas des mois ».
Les prix à la pompe sont un marqueur très sensible pour les électeurs américains, dans un pays où l’automobile occupe une place majeure, et pourraient devenir un enjeu politique à l’approche du scrutin législatif de novembre.
Le conflit au Moyen-Orient a entraîné le quasi-arrêt des passages au détroit d’Ormuz, d’où provient normalement 20 % de la production mondiale. Les marchés de l’énergie ont brutalement réagi à ces événements et les cours du pétrole se sont envolés.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine de l’or noir, a pris 12 % sur la seule séance de vendredi et 36 % sur la semaine. Les cours « ne devraient pas monter beaucoup plus haut, parce que le monde est très bien approvisionné en pétrole », a anticipé Chris Wright sur CBS. « Il n’y a pas de pénurie d’énergie dans l’hémisphère occidental. »
Plusieurs dépôts pétroliers iraniens visés par Israël
Quatre dépôts pétroliers et un site logistique ont été frappés par Israël samedi à Téhéran et dans ses environs, provoquant d’importants incendies. Il s’agit de la première attaque rapportée contre des infrastructures énergétiques iraniennes depuis le début de la guerre.
« Ce sont des frappes israéliennes contre des dépôts de carburant », a expliqué Chris Wright sur la chaîne CNN, assurant que « les États-Unis ne (visaient) aucune infrastructure énergétique » en Iran. « Nous ne prévoyons pas de viser l’industrie pétrolière iranienne, leur industrie gazière ou quelque élément que ce soit de leur industrie énergétique », a assuré le responsable.
De son côté, l’armée iranienne a menacé ce dimanche de cibler des sites pétroliers de la région si Israël continuait de frapper les infrastructures énergétiques de la République islamique. « Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez avec ce jeu », a affirmé le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution.
Des navires « sous protection » dans le détroit d’Ormuz
Les États-Unis collaborent actuellement avec des armateurs qui souhaitent faire sortir leurs tankers du Golfe persique, selon Chris Wright. « Dans les premiers temps », a-t-il ajouté, « ces navires seront probablement sous protection militaire américaine » lors de leur passage au détroit d’Ormuz. Il prévoit un retour du trafic à la normale « dans un avenir relativement proche ».
L’Iran pèse environ 4 % de la production mondiale de brut, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Ce pétrole est sous sanctions internationales mais une partie en est tout de même exportée, principalement vers la Chine, selon des données de marché.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a fait savoir vendredi que les États-Unis pourraient élargir la levée temporaire des sanctions sur le pétrole russe pour soulager le marché, après avoir accordé une première autorisation à l’Inde, jeudi. Vendredi également, l’Agence américaine de développement DFC a annoncé la mise en place d’un mécanisme de réassurance pour faciliter la couverture des risques liés au passage du détroit d’Ormuz, jusqu’à 20 milliards de dollars.

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