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9 mars 2026Près de 4 000 personnes ont défilé ce dimanche dans Perpignan pour « porter plus haut et ensemble les voix de toutes les femmes »
De toutes les générations, identités de genre, origines, militantes et militants de la première heure ou jeune garde, elles et ils se sont rassemblés ce 8 mars 2026, place de la Victoire à Perpignan. Double symbolique : à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et face au Castillet où nombreuses furent celles à y être embastillées au 18e siècle. Ce dimanche, l’union faisait la force.
« Contrôle ta b… avant de contrôler le monde ! », « Ne me libère pas je m’en charge », « Quand je serai grande, je toucherai un salaire d’homme », et tant d’autres pancartes aux slogans bien sentis mais toujours teintés d’une pointe d’humour pour mieux faire passer le message féministe, ont fleuri à Perpignan ce dimanche 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.
Au moins 30 % de militants hommes
Des femmes de tous âges, représentantes de toutes les générations, origines, identités de genre. Rejointes par au moins 30 % de féministes au masculin, des lycéens, des étudiants, des trentenaires, des seniors qui se sont mobilisés en solo, en couple ou entre amis pour défendre les droits les plus élémentaires, souvent oubliés ou foulés au pied, de l’autre moitié de l’humanité.
Jamais peut-être la notion d’internationale (en lien avec les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine) n’avait aussi fortement et tristement résonné au cœur de cette manifestation, suivie d’un défilé revendicatif mais pas revanchard, sur les grands axes perpignanais. Ainsi Katia Mengo, combattante féministe de la première heure, taclait « la violence faite aux femmes parce qu’elles sont simplement des femmes que ce soit en Iran, en Afghanistan et dans d’autres pays peu penchés vers le progressisme. En fait, partout dans ce monde dominé, quoi que l’on puisse en penser ou en dire, par le « mâle » qui se veut tout puissant, par ce machisme et ce masculinisme insupportables ».
Elle martelait : « Nous sommes atterrés – j’inclus évidemment dans ce ‘nous’ les hommes qui respectent les femmes – par ces féminicides qui ne cessent de grossir la liste – 143 l’an dernier dans notre pays – et par la paupérisation galopante des femmes dans notre société. Bref, nos luttes se poursuivent, se renforcent même, déterminées, y compris politiquement parlant puisque j’exhorte les gens qui se sont déplacés ce matin à dire un « non » ferme à l’extrémisme, au nationalisme et à la radicalisation qui opèrent un retour en force ».
Gilles, 54 ans : « J’ai 3 filles et on peut dire que je suis un féministe dans l’âme »
Parmi ces militants justement, nous croisons deux copains : Sébastien, 19 ans et Ludovic, 25 ans, deux novices en matière de lutte sociétale. Ils reconnaissent avec une logique implacable, « on est là parce que sans les femmes, ben on n’existerait tout simplement pas ! ». Non loin Gilles, 54 ans, confie à son tour : « Déjà, j’ai 3 filles, et croyez-moi elles me mènent par le bout du nez (sourire). Et puis, on peut dire que je suis un féministe dans l’âme. L’égalité des sexes dans tous les domaines est un droit fondamental et l’un des piliers de nos démocraties. Il ne faut rien lâcher ».
Jean, 83 ans : « Cela fait 50 ans que je défends les droits des femmes »
Sans doute le doyen du militantisme féministe rencontré au cours de cette matinée s’appelle Jean. Il a 83 ans et avoue, « j’ai au moins 50 ans de sit-in , de mobilisations et de défilés au compteur pour défendre les droits des femmes, incessamment bafoués ». Assurant : « et je sais que si un jour je me ramollis, mes deux – grandes – filles âgées de 51 et 59 ans auront les bons arguments pour me remettre illico dans le rang ! ».

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