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10 mars 2026Après leur silence pendant le chant de leur hymne national, cinq footballeuses iraniennes obtiennent l’asile en Australie
ALBERT PEREZ / Getty Images via AFP
Cinq joueuses de l’équipe féminine iranienne (ici en Australie le 8 mars 2026) ont obtenu un visa humanitaire en Australie après avoir refusé de chanter leur hymne national, une affaire qui a même provoqué l’intervention de Donald Trump.
Si leur geste n’a duré que quelques secondes, les conséquences de celui-ci ont rapidement dépassé les contours du terrain de football. Après avoir refusé de chanter l’hymne national iranien lors d’un match de la Coupe d’Asie féminine, cinq joueuses de la sélection iranienne ont finalement obtenu l’autorisation de rester en Australie.
Le gouvernement australien leur a accordé des visas humanitaires, a annoncé le ministre de l’Immigration Tony Burke. Les joueuses participaient au tournoi organisé sur la Gold Coast lorsqu’elles ont attiré l’attention en refusant de chanter l’hymne national iranien avant un match la semaine précédente.
Un geste rare pour une équipe représentant officiellement l’Iran, qui a rapidement suscité des inquiétudes sur leur sécurité en cas de retour au pays.
Dans la journée de lundi 9 mars, l’affaire a pris une tournure internationale après l’intervention de Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, le président américain a d’abord exhorté Canberra à agir. « L’Australie commet une terrible erreur humanitaire en autorisant que l’équipe nationale féminine de football d’Iran soit forcée de retourner en Iran, où elles seront très probablement tuées », a-t-il écrit. « Ne faites pas ça, Monsieur le Premier Ministre, accordez-leur l’ASILE. Les États-Unis les accueilleront si vous ne le faites pas. »
Quelques heures plus tard, Donald Trump publiait un nouveau message après un échange avec le Premier Ministre australien Anthony Albanese, grillant au passage la primeur de l’annonce au pays hôte. « Je viens de parler au Premier Ministre Anthony Albanese, d’Australie, au sujet de l’équipe nationale féminine de football d’Iran. Il s’en occupe », a-t-il écrit. « Cinq ont déjà été prises en charge et les autres sont en route. »
Dans ce même message, il évoquait aussi la pression qui pèse sur certaines joueuses : « Certaines estiment cependant qu’elles doivent rentrer parce qu’elles s’inquiètent pour la sécurité de leurs familles, y compris des menaces contre ces membres de leur famille si elles ne reviennent pas. »
« Elles sont en sécurité ici »
Quelques heures plus tard, le gouvernement australien confirmait que cinq joueuses avaient obtenu un visa humanitaire. Selon le ministre de l’Immigration Tony Burke, elles ont été conduites dans un lieu sécurisé par la police avant que leur demande de protection ne soit validée. « Elles peuvent rester en Australie, elles sont en sécurité ici et il faut qu’elles se sentent comme chez elles », a déclaré le ministre.
Les autorités australiennes ont précisé que les autres membres de l’équipe pourraient bénéficier de la même possibilité si elles le souhaitent.
Depuis plusieurs jours, la situation de l’équipe suscite une forte mobilisation en Australie. Après l’élimination de l’Iran dans le tournoi, des centaines de supporters ont encerclé le bus de l’équipe sur la Gold Coast en scandant « save our girls ».
En Iran, en revanche, leur geste a déclenché de vives critiques. Un commentateur conservateur les a notamment accusées d’être des « traîtres en temps de guerre », appelant à de sévères sanctions.
Pour certaines joueuses, la décision reste néanmoins difficile. Plusieurs ont leur famille restée en Iran, ce qui pourrait les exposer à des pressions si elles choisissent de rester à l’étranger.

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