
les marchés rebondissent après les déclarations de Trump et la baisse du pétrole, les banques en hausse
10 mars 2026
Cette image peut coûter cher à Donald Trump en pleine guerre en Iran
10 mars 2026Le début d’une accalmie sur le front énergétique ? Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours face aux difficultés d’approvisionnement depuis les pays du Golfe, avec une flambée historique de 30 % en quelques heures lundi 9 mars – avant de modérer leur envolée.
Les prix refluent mardi : vers 2 h GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, plongeait de 10,09 % à 85,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 10,46 % à 88,61 dollars.
Le Brent avait grimpé lundi en séance jusqu’à 119,50 dollars et le WTI jusqu’à 119,48 dollars, dépassant les 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
Le marché a fait volte-face en fin de journée lundi après la déclaration inattendue de Donald Trump, qui a assuré que la guerre était « quasiment » finie auprès d’une journaliste de la chaîne CBS.
Une annonce rassurante qui a également fait chuter de 15 % le prix du gaz européen. Peu après le début de la cotation à 7 h GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait en baisse de 14,61 %, à 48,21 euros le mégawattheure.
Le G7 prêt à recourir aux réserves stratégiques
Les remarques du président américain ont « complètement changé la donne », remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Pour l’analyste, l’administration Trump « en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût » de la guerre, mais aussi « aux marchés ».
Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a également dit qu’il « réfléchissait à prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz. La navigation est paralysée dans ce passage stratégique par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.
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Donald Trump a aussi annoncé lundi qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole « afin de réduire les prix ».
Autre signal rassurant : les pays du G7 se sont dit lundi « prêts » à puiser si besoin dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour tenter d’atténuer la flambée des prix – sans toutefois décider d’y recourir dans l’immédiat.
« La réunion téléphonique du G7 a suscité un vif intérêt (…) et Trump a ensuite ajouté que le conflit pourrait se terminer plus tôt que prévu (…). Cette conjonction a suffi à faire naître l’espoir d’une certaine normalisation de l’offre et de la logistique », observe Chris Weston, analyste du courtier Pepperstone.
Avec AFP

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