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11 mars 2026Du jamais vu depuis début 2022 dans les Pyrénées-Orientales : après les pluies de février, le niveau des nappes phréatiques est « au-dessus des normales »
Les nappes phréatiques françaises ont bénéficié d’une recharge exceptionnelle grâce aux pluies de février. Cependant, malgré cette amélioration, une sécheresse estivale n’est pas totalement exclue. Les précipitations printanières seront déterminantes pour l’avenir.
Les fortes pluies de février, qui ont provoqué d’importantes inondations en France, ont également alimenté une recharge « exceptionnelle » des nappes phréatiques, indique, ce mardi 10 mars, le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), sans toutefois écarter totalement la possibilité d’une sécheresse estivale.
« Sur l’ensemble du territoire, les pluies de février ont permis une recharge importante des nappes », d’une nature « très exceptionnelle », explique le service géologique national.
« On a une très forte amélioration de la situation, en lien avec cette recharge très active et toutes les pluies qui se sont infiltrées en profondeur vers les nappes », a souligné Violaine Bault, hydrogéologue du BRGM, lors d’une visioconférence.
Un impact différent selon les sols
Mais « l’impact des pluies a été différent selon la réactivité de la nappe et selon l’humidité des sols », sachant que « les sols secs ou les sols saturés peuvent limiter l’infiltration en profondeur des pluies », a-t-elle rappelé.
La situation est « excédentaire » sur les trois quarts du pays et « seules quelques nappes du quart nord-est du territoire ont encore des niveaux modérément bas mais la situation s’améliore et les tendances d’évolution sont à la hausse », précise le BRGM dans son bulletin de situation au 1er mars.
Dans le Roussillon, qui a connu plusieurs années de grave sécheresse, « on n’avait pas connu des niveaux au-dessus des normales depuis le début de l’année 2022 », a précisé Violaine Bault.
« On est à l’abri pour les prochains mois »
La France a connu son mois de février le plus pluvieux depuis 1959, selon Météo-France, avec un défilé de perturbations et tempêtes. Ces prélèvements sur des sols saturés en eau ont notamment entraîné des débordements de cours d’eau et d’importantes inondations dans l’Ouest du pays.
Les pluies du mois de février ont permis une recharge « active » avec 84 % des niveaux en hausse (contre 56 % en janvier), indiquent les experts du BRGM.
Concernant l’avenir, « on est à l’abri pour les prochains mois », a souligné Violaine Bault, mais la situation au-delà dépendra d’autres facteurs, dont le niveau des pluies du printemps.
Les pluies de printemps seront « essentielles »
« Le bilan provisoire de la recharge hivernale 2024-2025 permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives pour le trimestre prochain », détaille le service géologique, en référence aux nappes qui réagissent fortement aux précipitations.
Pour celles-ci, « les pluies du printemps seront essentielles pour conserver des niveaux au-dessus des normales le plus tardivement possible ».
Pour les nappes inertielles, qui réagissent lentement, l’infiltration des pluies de février se poursuit dans certaines régions et « les prévisions pour l’été 2026 sont incertaines ».

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