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11 mars 2026Affaire Epstein: des documents sur Peter Mandelson embarrassent encore le gouvernement britannique
La publication, mercredi 11 mars, de documents sur la nomination de l’ancien ambassadeur britannique aux États-Unis ravive la controverse autour de ses liens avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein et met de nouveau le gouvernement britannique du Premier ministre Keir Starmer sous pression.
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Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin
Les ramifications de l’affaire Jeffrey Epstein continuent d’embarrasser le gouvernement britannique. Elles concernent Peter Mandelson, figure du Parti travailliste et ancien ambassadeur aux États-Unis. Il avait dû démissionner en septembre 2025 en raison de ses liens avec le pédocriminel, avant de renoncer à son siège à la Chambre des Lords en février 2026.
Soupçonné d’avoir transmis des informations financières sensibles à Jeffrey Epstein, Peter Mandelson est aujourd’hui mis en examen. L’affaire avait déjà failli faire vaciller le gouvernement au moment des révélations. Et la publication de documents liés à sa nomination à l’ambassade de Washington risque d’entretenir la controverse.
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Des risques connus avant la nomination
Ces documents montrent que le Premier ministre Keir Starmer était informé de certains éléments sensibles. Il savait notamment que son candidat pour le poste d’ambassadeur aux États-Unis était resté ami avec Jeffrey Epstein après la condamnation de ce dernier en 2008. Les conseillers politiques avaient également mis en garde contre cette nomination. Une note interne s’inquiétait des dommages potentiels pour la réputation du gouvernement.
Les documents révèlent aussi que le processus de vérification des antécédents, le background check, aurait été traité comme une formalité par certains responsables. Peter Mandelson aurait eu accès à des briefings sensibles avant la fin de cette procédure, d’ailleurs jugée « étrangement accélérée » par le conseiller à la sécurité nationale. À l’époque, l’équipe gouvernementale mettait surtout en avant les atouts de Peter Mandelson : sa capacité à nouer des liens, sa proximité avec Donald Trump et son influence au sein du Parti travailliste.
Dans la foulée de la publication de ces documents, le gouvernement a reconnu que Peter Mandelson « n’aurait jamais dû être nommé ». L’exécutif a annoncé également une révision des règles encadrant le lobbying et la transparence. L’opposition, elle, renouvelle ses appels à Keir Starmer, l’exhortant à prendre ses responsabilités… et à démissionner.
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