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ENTRETIEN – Face au blocage du détroit d’Ormuz et au choc pétrolier qui s’annonce, les pays développés ont décidé de puiser massivement dans leurs réserves stratégiques. Une mesure cosmétique, selon Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste des questions énergétiques.
«Nous lançons la plus grande libération de stocks pétroliers d’urgence de l’histoire de notre agence». Ce mercredi, les pays développés, ceux du G7 (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Japon) et quelque 25 autres membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ont décidé «à l’unanimité» de libérer 400 millions de barils de pétrole provenant de leurs réserves stratégiques. Une mesure choc visant compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit d’Ormuz et à calmer l’emballement des marchés qui s’est ensuivi.
Cette annonce intervient douze jours après le début de la guerre au Moyen-Orient et le blocage de ce point névralgique du commerce mondial, qui voyait défiler auparavant 20 millions de barils de brut par jour, soit près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole. Pour l’heure, cependant, la réalité reste implacable : chaque jour qui passe, le déficit de brut se creuse un peu plus sur les marchés. Le répit pourrait donc n’être que de courte durée pour Donald Trump, empêtré dans un conflit dont on ne voit pas d’issue rapide et aux conséquences potentiellement désastreuses pour l’économie mondiale. Analyse de Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste des questions énergétiques.

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