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YOAN VALAT / AFP
Emmanuel Macron, ici le 2 mars, a appellé Israël à « renoncer à une offensive terrestre » au Liban.
• Le président français a contacté les dirigeants libanais et syrien, soulignant le soutien de la Syrie à la souveraineté libanaise.
• De nouvelles frappes israéliennes ont eu lieu à Beyrouth, causant sept morts.
Un message ferme, aux allures d’avertissement. Emmanuel Macron a contacté, mercredi 11 mars, les présidents libanais et syrien, avant de publier dans la foulée un message sur son compte X. Dans ce texte, il appelle notamment Israël à « renoncer à une offensive terrestre au Liban ».
« Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban », a-t-il précisément écrit dans cette publication.
Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.
Nouvelle attaque israélienne à Beyrouth
L’agence officielle Ani a fait état de nouvelles frappes mercredi soir dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tandis que des images de l’AFPTV ont montré de la fumée s’élever de la banlieue sud. Et ce jeudi matin, les autorités du Liban ont fait état de sept morts dans cette attaque israélienne sur le front de mer de la capitale libanaise.
Emmanuel Macron a également indiqué s’être entretenu avec son homologue syrien Ahmed al-Chareh, dont il assure qu’il « soutient les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’État sur leur territoire ». « Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé. C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie », a-t-il déclaré.
Les forces d’Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu’il dirigeait et a depuis été dissous, ont renversé en décembre 2024 l’ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.
Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux « contrôler » leur frontière commune, au lendemain d’un incident, a annoncé Beyrouth. Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d’artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran.

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