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12 mars 2026Leclerc, Super U… Les grandes enseignes annoncent des baisses et plafonnements de leurs prix à la pompe
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Après la flambée des derniers jours, les grandes enseignes promettent des baisses et plafonnements du prix des carburants. Une réunion avec les patrons du secteur a eu lieu dans la matinée, jeudi 12 mars, au ministère de l’Économie. Leclerc et Super U annoncent 30 centimes de moins.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
1,95 euro le litre de gazole affiché ce matin dans une station à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Leclerc et Super U promettent une baisse progressive de 30 centimes par litre à partir de ce jeudi 12 mars. Pour un apiculteur obligé de beaucoup rouler, c’est une bonne nouvelle : « C’est déjà pas mal, mais c’est le moins pire, et c’est toujours trop cher dans tous les cas. Là, on a pris une inflation énorme pour des histoires de guerre », déplore-t-il. « Aujourd’hui, on va aller prendre les 30 centimes et après on va voir si ça se calme, si ce conflit se stabilise. Parce que rouler tous les jours, ça va être difficile. Du coup, on est en train de changer nos habitudes », ajoute un autre.
Cette baisse devrait s’appliquer dans les deux enseignes, car elles ont négocié et obtenu ensemble de leurs fournisseurs un prix plus bas. Le groupe Total, lui, premier distributeur de carburant en France, annonce le plafonnement de ses prix jusqu’à fin mars : 2,9 euros maximum pour le gazole et 1,99 euro pour le super, un prix jugé encore trop élevé. « Moins cher, ce serait mieux », estime un conducteur. « J’ai mis 20 euros. J’aimerais bien mettre 40, mais à 2 euros le litre, comment voulez-vous qu’on fasse ? », regrette un second.
Les prix commencent à baisser au gré des nouvelles livraisons dans les stations, mais sans garantie sur l’évolution des cours. « Maintenant, le problème, c’est que si ce conflit doit durer et si le prix devait monter à l’avenir, eh bien, naturellement, il ne serait pas possible de maintenir des prix en dessous de 2 euros », pointe Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières.
Toute la filière a été réunie ce matin au ministère des Finances. Chacun assure jouer le jeu en limitant les marges, mais pas d’annonce sur le contrôle des prix. « Aucune décision n’a été prise sur un encadrement, quel qu’il soit, du prix. Aujourd’hui, c’est le marché qui va continuer. Évidemment, et c’est le rôle des ministres de nous engager à modérer nos marges, qui sont déjà faibles », a déclaré Francis Pousse, président de la branche stations-service Mobilians.
La grande distribution représente aujourd’hui 62 % des ventes de carburant en France.

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