
un incendie dans une embarcation fait au moins 143 morts
12 mars 2026
Soitec : Déclenchée par des posts sur les réseaux sociaux, la fièvre boursière (près de +30% en deux séances) autour de Soitec se justifie-t-elle vraiment?
12 mars 2026Le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, “commence son mandat sur la promesse de restaurer l’ordre et les institutions”, titre le quotidien conservateur chilien La Tercera, à la une de son édition du 12 mars. Trois mois après les élections de 14 décembre, le dirigeant d’extrême droite a pris officiellement ses fonctions mercredi 11 mars. Ce changement à la tête du pays est historique à bien des égards.
“Pour la première fois depuis 1938, la droite contrôle à la fois la Moneda [le palais présidentiel], le Congrès et le Sénat”, souligne le journal en manchette de une. José Antonio Kast est un “président pour l’urgence”, souligne le quotidien de centre droit, en référence à sa promesse de concentrer tous ses efforts sur la sécurité, l’éducation et l’économie durant les premiers mois de son mandat. Et il marque l’arrivée au pouvoir d’une “nouvelle droite”, ajoute La Tercera, qui évite d’utiliser l’expression “extrême droite” pour le qualifier.
Ancien membre du parti de la droite traditionnelle Rénovation nationale, cet ultracatholique a fondé son propre parti en 2019, le Parti républicain. Une autonomie qui lui a permis d’exprimer sa nostalgie pour la dictature de Pinochet, de combattre le droit à l’avortement ou de promettre d’expulser plus de 330 000 immigrés en situation irrégulière (et de leur faire payer leur billet d’avion). Il a quitté son parti mercredi, promettant de gouverner pour tous les Chiliens.
Accolade avec Javier Milei
“Ce soir, nous avons l’occasion, si nous agissons correctement et ensemble, d’entamer une nouvelle ère pour le Chili. Une ère d’ordre, de liberté et de justice”, a déclaré le nouveau président lors de son discours d’investiture. Les principaux dirigeants de la droite dure d’Amérique latine, à commencer par l’Argentin Javier Milei, avec lequel il a échangé une chaleureuse “accolade”, étaient présents, souligne le journal de centre droit.
Auparavant, José Antonio Kast avait signé les premiers décrets de son “gouvernement d’urgence”, en commençant par ceux visant à limiter l’immigration illégale, grand leitmotiv de sa campagne. Il a nommé un militaire en charge de la “macrozone nord”, qui correspond aux 1 300 kilomètres de frontière avec le Pérou et la Bolivie, et autorisé la création de “barrières physiques pour arrêter les migrants” avec une augmentation des “moyens militaires” et de la surveillance par drones. Issu d’une famille allemande et fils d’un ancien soldat de la Wehrmacht, José Antonio Kast a aussi annoncé un audit des dépenses du précédent gouvernement de gauche, qui était dirigé par Gabriel Boric.
“Ce gouvernement n’est pas venu pour gérer ce qui existe, mais pour corriger ce qui ne va pas, récupérer ce qui a été perdu et construire ce qui n’a jamais été fait”, a ajouté José Antonio Kast, avant de reprocher au gouvernement sortant l’état des finances publiques (avec un déficit fiscal structurel de 3,6 % du PIB, selon le Conseil fiscal autonome) ou l’avancée du crime organisé dans le pays.

9999999
