L’ancien ministre israélien de la Défense parle de la guerre avec l’Iran
13 mars 2026
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13 mars 2026C’est une « décision qui marque un tournant majeur dans l’effort mené par les États‑Unis pour punir » l’action de Moscou en Ukraine, observe le New York Times. Face à l’explosion des prix du carburant depuis le début de la guerre en Iran, Washington a autorisé, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires, a annoncé jeudi 12 mars le ministère des Finances américain.
La licence délivrée par le Trésor et valable jusqu’au 11 avril, concerne le pétrole brut et les produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le 12 mars.
Le ministre des Finances, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette autorisation visait à « accroître la portée mondiale de l’offre existante ». Mais il s’agit d’une « mesure à court terme », a-t-il insisté. Bessent a ajouté que cette annonce n’apporterait pas « de bénéfices financiers significatifs au gouvernement russe, qui tire la majorité des taxes prélevées au moment de l’extraction » du pétrole.
Selon CNBC, il y aurait « environ 124 millions de barils de pétrole d’origine russe en mer, répartis sur 30 sites dans le monde au 12 mars, soit une quantité suffisante pour environ cinq à six jours d’approvisionnement ».
Une flambée qui profite à la Russie
L’administration Trump « cherche à mettre en place des outils pour calmer les marchés mondiaux de l’énergie, alors que le prix du pétrole a de nouveau franchi [jeudi] la barre des 100 $ le baril, un niveau jamais atteint depuis quatre ans », note le Financial Times. « Cette flambée des prix du carburant a profité à la Russie, qui a engrangé 150 millions de dollars supplémentaires de revenus par jour ».
Pour le New York Times, la levée des sanctions « pourrait accentuer un peu plus les divisions entre Washington et l’Europe qui se montre sceptique face aux attaques de M. Trump contre l’Iran et souhaite continuer à exercer une pression économique sur la Russie ».
La semaine dernière, l’administration américaine avait autorisé, pour un mois, la livraison de pétrole russe bloqué en mer vers l’Inde. Munis de « cette dérogation, les raffineurs indiens se sont précipités pour absorber les exportations de Moscou », souligne le Wall Street Journal.
Avant le début de la guerre, quelque 152 millions de barils de brut russe étaient en mer à la recherche d’acheteurs. Ce chiffre a depuis reculé de 12 %, à 134 millions de barils jeudi, selon la société de suivi maritime Vortexa, rapporte le quotidien américain. « La chute du volume de brut russe en mer montre que ces cargaisons se vendent soudainement comme des petits pains », observe l’économiste en chef de Vortexa, David Wech, interrogé par le Wall Street Journal.

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