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13 mars 2026pour son premier discours à la tête de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin insiste sur la réduction du déficit public
En tant que nouvelle première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin a insité et sur la nécessité de protéger l’indépendance de l’institution financière et sur la préservation des comptes publics.
C’est son premier discours officiel. La première présidente de la Cour des comptes Amélie de Montchalin a affirmé vendredi avoir pour « première priorité » de « protéger l’indépendance de la Cour », lors de son audience solennelle d’installation à la tête de cette institution.
« La première priorité, c’est de protéger l’indépendance de la Cour pour renforcer notre démocratie », a déclaré l’ex-ministre de l’Action et des Comptes publics dans un discours prononcé en présence du président Emmanuel Macron et de plusieurs ministres.
Elle a inisté sur la nécessité de « protéger nos institutions dans un contexte de remise en cause du modèle démocratique dans le monde y compris en Europe ». « Invariablement se propagent des attaques intolérable contre les juges et leurs décisions », a-t-elle pointé.
« La réduction de déficit n’est pas un dogme de la Cour »
À la tête de l’institution financière, Amélie de Montchalin a également insisté sur l’équilibre des comptes publics. « La condition essentielle de la souveraineté d’un pays est financière et celle-ci est menacée par notre trop grand déficit », a-t-elle déclaré.
« Sans compte en ordre, aucune souveraineté n’est possible, sans marge de manoeuvre financière, nous ne pourrons pas assurer notre défense, financer les investissements indispensables aux transitions écologiques et numériques, soutenir nos entreprises, ou préparer l’avenir de notre jeunesse en proie aux doutes », a poursuivi l’ex-ministre.
« La réduction de déficit n’est pas un dogme de la Cour, c’est un choix de justice envers les générations futures », a-t-elle martelé.
« Je partirais bien un jour »
« Protéger l’indépendance des juridictions financières signifie d’abord renforcer encore leur exemplarité », a-t-elle ajouté, soulignant que « la probité et l’exemplarité de ses membres sont la clé de voûte de la confiance, à commencer par la Première présidente ». Elle s’exprimait dans un discours après avoir prêté serment revêtue de la robe d’hermine.
« Dès mon entrée en fonctions, comme le prévoit le code des juridictions financières, j’ai remis ma déclaration d’intérêts au collège de déontologie, que je veux remercier pour ses observations », a-t-elle détaillé, soulignant que « les modalités concrètes de mise en oeuvre de ses recommandations », qui ont été « décidées collégialement », « s’imposeraient » à elle.
Une polémique avait suivi l’annonce de sa nomination en février. Certains responsables de l’opposition avaient alors dénoncé un conflit d’intérêts, soulignant que l’ancienne ministre devrait se prononcer sur le déficit public ou les choix budgétaires d’un gouvernement dont elle a fait partie. Pour tenter d’éteindre cette controverse, elle avait décidé de s’abstenir de participer aux débats sur les finances publiques 2025.
D’autres avaient soulevé la question de son âge, 40 ans, alors que ce mandat est irrévocable, seulement borné par une limite d’âge théorique à 68 ans. Elle a par ailleurs indiqué ce vendredi qu’elle « partirai[t] bien un jour ».
« Toutes les premières »
Enfin, en tant que première femme nommée à la tête de cette institution, Amélie de Montchalin a tenu à remercier « toutes les premières » au sein de la Cour des comptes. Elle a commencé par la première dactylographe, arrivée en 1915, en passant par la première directrice de la bibliothèque, les premières femmes à accéder à des fonctions de magistrates et enfin les premières présidentes de chambre en 2006.
« En tant que première présidente, je me réjouis que la Cour soit désormais paritaire dans ses présidences, a-t-elle lancé. Je salue ainsi toutes les femmes des juridictions financières ici ou ailleurs, et je saurai me montrer digne de la détermination et de l’excellence de toutes ces premières, qui ont permis non pas seulement de féminiser notre juridiction mais aussi de la rendre plus crédible dans le débat public. »
Source : www.bfmtv.com

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