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Touchée coulée la croissance ? À la une de son édition hebdomadaire du 14 mars, The Economist affiche une flèche rouge au cours radicalement dévié par la déflagration d’un bombardement. Le titre, “Une attaque contre l’économie mondiale”, vient expliciter, si d’aventure le lecteur n’avait pas compris, que l’indicateur en pleine descente figure la croissance mondiale, mise à mal par le conflit en Iran.
Dans l’article chapeautant le dossier, le magazine britannique revient sur les déflagrations en cascade causées par la guerre déclenchée, le 28 février, par les États-Unis et Israël contre le régime des Gardiens de la révolution en Iran. Chocs pétrolier et gazier, crise des engrais, remous financiers…
“Après avoir découvert le coût des droits de douane, le président Donald Trump découvre le coût de la guerre”, constate le média libéral. C’est que l’opération Furie épique achève sa deuxième longue semaine. Et que, malgré ses déclarations du 9 mars (le conflit allait “très vite” s’arrêter), le président américain n’a réussi que brièvement à enrayer la flambée des cours du pétrole. Le baril a côtoyé le record des 120 dollars le lundi 9 mars, avant de redescendre à 80 dollars le 10 mars, puis de franchir de nouveau la barre des 100 dollars le 12 mars (et d’y rester encore ce 13 mars). Comme si les marchés avaient compris que la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz, artère essentielle au commerce des hydrocarbures, allait durer et donc peser durablement sur la production.
“Une nouvelle ère d’insécurité énergétique”
La “confusion” dans les propos et les buts de guerre américains que souligne l’hebdomadaire est le marqueur du “manque d’options” du président américain. “S’il a plus ou moins les moyens d’apaiser la guerre commerciale, il ne peut en revanche pas rétablir le bon vieux marché de l’énergie.” Et donc, quelle que soit l’issue du conflit, “le monde est entré dans une nouvelle ère d’insécurité énergétique”.
L’économie mondiale se trouve donc confrontée à une nouvelle crise. “Le chaos au Moyen-Orient vient s’ajouter à une longue liste de menaces qui pèsent sur les marchés, comme les scénarios les plus pessimistes liés à l’intelligence artificielle, les turbulences autour du crédit privé et la perte de confiance envers des États de plus en plus endettés”.
Et s’il paraît aujourd’hui “difficile de prédire comment cette crise va s’achever”, il est “d’ores et déjà évident que la guerre a rendu l’économie mondiale moins prospère, plus instable et plus difficile à piloter”.
Source : www.courrierinternational.com

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