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Selon le baromètre Orchestra, les réservations pour Dubaï ont chuté de 91% en une semaine. Plus largement, c’est l’ensemble de la région qui souffre. Les réservations sont en baisse de 81% pour la Jordanie, de 55% pour la Turquie et de 53% pour l’Égypte. RMC s’est rendu au salon mondial du Tourisme, à Paris et les visiteurs confirment la tendance.
Le conflit au Moyen-Orient pèse sur les réservations touristiques La guerre au Moyen-Orient a également des répercussions sur le secteur du tourisme. Selon le baromètre Orchestra, les réservations pour Dubaï ont chuté de 91% en une semaine.
Plus largement, c’est l’ensemble de la région qui souffre. Les réservations sont en baisse de 81% pour la Jordanie, de 55% pour la Turquie et de 53% pour l’Égypte. La tendance dépasse même le Moyen-Orient : les réservations vers la Thaïlande reculent également de 41%.
Selon le cabinet Protourisme, environ 800.000 Français ont finalement renoncé à partir à l’étranger, alors qu’ils envisageaient encore de le faire il y a six semaines, en raison du climat géopolitique actuel.
Une étude du cabinet précise qu’ils étaient initialement 9,3 millions à prévoir un voyage à l’étranger en juin, juillet ou août — soit 400.000 de plus qu’à la même période l’an dernier. Ils ne sont désormais plus que 8,5 millions, soit 800.000 de moins que lors de la même enquête réalisée six semaines plus tôt.
Parmi ces 800.000 Français ayant renoncé à un départ à l’étranger, 40% envisageaient un voyage au Proche et au Moyen-Orient, 30% en Asie ou en Océanie, 15% au Maghreb, 10% en Grèce ou en Turquie et 5% aux États-Unis.
« On a peur pour notre sécurité »
Au Salon Mondial du Tourisme, certains voyageurs admettent avoir revu leurs plans. Pour leurs prochaines vacances, certains Français préfèrent ne prendre aucun risque, quitte à modifier leurs projets de voyage. C’est le cas d’Emma et de ses amies. Elles avaient initialement envisagé de partir à Chypre, mais ont finalement changé de destination.
« Chypre, ce n’est pas loin des pays du Golfe et ça a été touché. On s’est dit que c’était dangereux. On a peur pour notre sécurité. On se sent un peu perdues, ça fait peur de ne pas contrôler ce qu’il se passe. » Elles se tournent désormais vers Malte. « C’est un pays de l’Union européenne. On peut se faire rapatrier plus facilement, c’est plus rassurant. »
Les Etats-Unis également boudés
Même prudence chez Chloé et ses parents. Cet été, ils devaient partir aux États-Unis. Mais, en raison de l’implication du pays dans le conflit, ils ont préféré annuler. « C’est à 12 heures de vol, ce n’est pas à côté. On ne sait jamais. Ils préfèrent qu’on reste en France, ou qu’on parte plutôt dans le Sud. »
Cette prudence profite notamment aux destinations européennes, observe Camila Gianolio, directrice d’une agence de voyages. « L’Europe marche très bien. Les clients ont le sentiment de rester près de chez eux, c’est plus sûr. Les voyages vers les pays du Nord et les pays baltes fonctionnent très bien : la Suède, la Norvège. Mais aussi l’Europe du Sud, comme l’Italie ou l’Espagne. »
Seule note positive pour le secteur : un report des réservations vers la France et l’Europe du Sud pour les vacances de printemps et pour l’été. L’Amérique latine et l’Afrique du Nord tirent également leur épingle du jeu.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ce contenu met en lumière les mouvements récents du marché et les décisions économiques importantes. Pour approfondir, parcourez nos articles sur les marchés financiers et sur les prix du carburant.
Source : rmc.bfmtv.com

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