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16 mars 2026Depuis quelques jours les brebis de Bérangère la bergère partagent avec les sportifs et les promeneurs l’Étang salin devenu un espace de pâturage privilégié.
Chassées des vignes où elles paissaient jusque-là, les pattes dans l’eau boueuse, elles apprécient on s’en doute ce nouvel environnement sec et à la flore différente.
L’hébergement de ces trois cents ovins sur ce lieu n’est pas une nouveauté puisque régulièrement la Ville le met à leur disposition. En échange du gîte et du couvert, elles se transforment en débroussailleuses efficaces et entretiennent l’espace tout en respectant la biodiversité et les écosystèmes existants. C’est donc une opération sans contrepartie financière qui permet aux unes de manger et à l’autre (la Ville) d’avoir un site entretenu, sans pollution et sans intervention mécanique avec, en plus, de nombreux bénéfices pour l’écopâturage. L’éleveuse sans local (ce qu’elle regrette) et que l’on voit régulièrement arpenter le secteur de Salles, de Fleury, d’Armissan, de Coursan, de la Clape (où elle se réfugie par temps de canicule) , au gré du temps et de la végétation, est ravie d’avoir ce pied à terre sécurisé, clôturé et sous la surveillance d’un patou.
D’autant plus ravie d’ailleurs que cette année 2026 a été consacrée par l’ONU année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. Une année qui vise à mettre en valeur le rôle essentiel des pâturages, des éleveurs pastoraux et des bergers dans l’alimentation, la biodiversité et la gestion durable des terres.
Il y a à la fois une dimension économique et une dimension écologique très intéressantes dans ce mode d’exploitation d’autant plus que dans le monde, les pâturages couvrent près de la moitié des terres émergées.
« Depuis la nuit des temps, les animaux pâturent les terres, dit Bérangère Ramos, nos ancêtres utilisaient les animaux pour entretenir les espaces verts, ils avaient rapidement compris l’intérêt de laisser les bêtes brouter les prairies pour enrichir les sols et éviter leur enfrichement, je suis fière de continuer, même s’il est difficile de vivre de ce métier que je fais depuis 20 ans. Pour le moment je vis de la vente de la viande – Pâques va bientôt arriver avec ses gigots – mais j’espère pouvoir proposer un atelier du lait, peut être de laine ».
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ces informations offrent un aperçu des tendances économiques actuelles. Consultez nos autres publications pour suivre l’évolution des prix du carburant et des secteurs clés de l’économie.
Source : www.lindependant.fr

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