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C’est une annonce qui tombe à point nommé, à quelques mois du lancement de la Coupe du monde 2026, co-organisée par le Mexique avec le Canada et les États-Unis. Le mardi 10 mars, le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum s’est félicité de la baisse importante du taux d’homicides volontaires dans le pays. Selon les données des autorités relayées par El País América, depuis le début de son mandat, en octobre 2024, le nombre moyen quotidien d’homicides a chuté de 44 %, passant de 86,9 à 48,8.
Comme le précise Expansión, les États ayant enregistré les baisses les plus marquées sont le San Luis Potosí, (− 86 %) et le Quintana Roo (− 69 %). De son côté, El País souligne que les homicides sont principalement concentrés dans des États comme le Guanajuato, le Chihuahua, le Sinaloa, la Basse-Californie, le Morelos, Veracruz, Mexico et l’Oaxaca. À eux huit, ils représenteraient 54 % des homicides recensés dans le pays.
Selon la plateforme d’informations mexicaine Indigo Norte, cette tendance s’expliquerait par “une meilleure coordination” entre le gouvernement fédéral et les autorités locales, ce qui montre que le pouvoir central a notamment permis aux gouvernements des États “de s’aligner sur un socle opérationnel commun”.
Statistiques manipulées ?
Si ces chiffres peuvent paraître rassurants et constituer une première réussite pour le gouvernement de Claudia Sheinbaum, plusieurs observateurs appellent à les nuancer. Dans un éditorial, le directeur du quotidien mexicain Excélsior, Pascal Beltrán del Río, reconnaît que la baisse des homicides volontaires mérite d’être saluée. Mais, s’appuyant sur un rapport de l’Université ibéro-américaine, il tient à rappeler que cela ne signifie pas nécessairement un recul global de la violence :
“Au contraire, ce à quoi nous assistons dans de nombreuses régions du pays, c’est le renforcement d’un ordre criminel qui n’a plus besoin de tuer pour régner.”
Même constat pour Diario de Yucatán, qui observe que “la violence n’a pas disparu mais a changé de forme”. Le journal local souligne que d’autres crimes, tels que “les disparitions forcées, les féminicides, ou encore certaines formes de crimes involontaires” ont, eux, augmenté.
Une réalité complexe mise en lumière dans le dernier rapport d’Insight Crime consacré à la criminalité en Amérique latine. La plateforme d’investigation rappelle que plusieurs groupes indépendants accusent les autorités locales de manipuler certaines statistiques, notamment en “requalifiant des homicides en disparitions”.
Dans une publication datant de décembre 2025, le média Animal Político rappelait ainsi que le nombre de personnes toujours portées disparues avait augmenté de 11 % par rapport à 2024.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Cette actualité illustre les évolutions récentes des marchés et leur impact potentiel en France. Retrouvez nos analyses complémentaires dans nos articles sur l’économie et sur les marchés financiers.
Source : www.courrierinternational.com

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