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Montage HuffPost/photos AFP
À Paris, la performance de Knafo met surtout une grosse épine dans le pied de Dati
L’opération se complique très sérieusement. Rachida Dati, candidate des Républicains et du MoDem à la mairie de Paris, semble en bien mauvaise posture ce lundi 16 mars, lendemain du premier tour des élections municipales.
Certes, l’ancienne ministre de la Culture est réélue dans son arrondissement et accède sans surprise au deuxième round à l’échelle de la ville, dimanche prochain, comme en 2020. Mais avec un score décevant par rapport à ses ambitions (25,4 %, loin derrière Emmanuel Grégoire à 37,9 %), et deux candidats qualifiés sur ses flancs, ses marges de manœuvre se réduisent considérablement.
Derrière le duo de tête, trois candidats ont réalisé des scores qui leur permettent de se maintenir au second tour. Il s’agit de l’insoumise Sophia Chikirou à gauche (11,7 %), du représentant d’Horizons Pierre-Yves Bournazel à droite (11,3 %), et Sarah Knafo à l’extrême droite (10,4 %).
Dans ce contexte, plus que le score de « PYB », c’est la qualification in extremis de la zemmouriste, officialisée après la publication des résultats définitifs ce lundi matin, qui pourrait bien sceller le scrutin.
Dati et Bournazel proches d’une alliance
En clair, Rachida Dati peut espérer une fusion avec son concurrent Pierre-Yves Bournazel afin de rattraper quelque peu son retard sur le favori socialiste. Elle l’a d’ailleurs rapidement appelé à la rejoindre sur une liste d’union, dans la nuit de dimanche à lundi. Une alliance à laquelle le parti d’Edouard Philippe s’est dit favorable dans la nuit également, devançant son candidat.
La situation en revanche est toute autre concernant Sarah Knafo. En s’alliant avec le candidat soutenu par Horizons et Renaissance, Rachida Dati exclut par la même une quelconque entente avec la cheffe de file de Reconquête dans la capitale. Outre les différences de vues entre les deux personnalités, qui rendaient une alliance assez improbable depuis le départ, les partisans de Pierre-Yves Bournazel ont indiqué qu’il ne pourrait rejoindre une candidature soutenue par un « extrême. » En l’occurrence, l’extrême droite.
Parmi les « préalables » posés par « PYB » avant ce rabibochage, « le premier » est effectivement « de rejeter avec la plus grande clarté toute alliance ou toute porosité avec l’extrême droite et la liste de Sarah Knafo », a-t-il expliqué ce lundi sur les réseaux sociaux. « Aucun rapprochement, direct ou indirect, aucun vote commun au Conseil de Paris », a-t-il martelé, quelques minutes avant que Rachida Dati confirme son souhait de « travailler » avec lui.
Le jeu paraît donc grippé pour la maire (LR) du 7e arrondissement. Dans une vidéo publiée sur X, Sarah Knafo lui propose d’accepter sa « main tendue » pour faire une alliance de raison en vue du second tour, sans accord d’appareil. Inconcevable pour l’ancienne ministre de la Culture, qui aurait semble-t-il davantage à perdre qu’à y gagner, avec une possible fuite des électeurs du centre droit.
Que va faire Knafo ?
Dès lors, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, est suspendue à l’attitude de la prétendante Reconquête. L’addition de ses voix à celles de Pierre-Yves Bournazel au premier tour, même si elle se fait sans déperdition, ne serait pas suffisante à l’heure actuelle pour faire vaciller Emmanuel Grégoire.
Et bien malin celui qui sait de quel côté la pièce zemmouriste finira par retomber. Après avoir martelé à plusieurs reprises qu’elle ne ferait « pas perdre la droite », Sarah Knafo déclarait le 1er mars qu’elle n’était « absolument pas là pour [se] désister » et que la personne qui refuserait son alliance ferait « perdre » le camp de l’alternance.
À gauche, les choses sont semble-t-il plus claires. Emmanuel Grégoire exclut toute éventualité d’entente avec l’insoumise Sophia Chikirou, qui, de son côté, a déjà indiqué qu’elle se maintiendrait faute d’accord. Les éventuelles fusions de listes devront être opérées quoi qu’il en soit avant mardi, en fin d’après-midi.
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Source : www.huffingtonpost.fr

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