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16 mars 2026Sous Kaïs Saïed, la démocratie verrouillée : épisode du podcast Tunisie, les désenchantements d’une nation
Élu en 2019 sur la promesse de renouer avec l’espoir de la révolution de Jasmin, déçu par plusieurs années de domination d’Ennahdha, Kaïs Saïed a peu à peu tissé sa toile sur le système politique tunisien au point d’accaparer tous les pouvoirs. Son “coup d’État constitutionnel” de juillet 2021, en profitant du flou de la Constitution pour s’arroger le pouvoir de nommer le Premier ministre, lui a permis d’accaparer progressivement de nouvelles prérogatives : législation prise par décret, pouvoir de révocation des magistrats, loi contre les “fausses informations” utilisée comme bâillon pour les voix dissidentes… autant de leviers qui lui permettent aujourd’hui d’écraser toute opposition. Farouchement opposé aux corps intermédiaires qu’il considère être un filtre indésirable entre le peuple et son leader, Kaïs Saïed s’est tour à tour attaqué à toutes les composantes de la société civile tunisienne, pourtant foisonnante après 2011, incarnée par les syndicats et tout spécialement l’UGTT (acteur incontournable de la vie politique tunisienne), les associations, les médias et bien sûr les partis politiques. Une répression menée devant les tribunaux, à travers de nombreux procès, dont le plus retentissant d’entre eux, l’affaire dite du “complot contre la sûreté de l’État”, a débouché sur la condamnation de 34 opposants politiques en novembre 2025.
Par quels leviers constitutionnels, juridiques, politiques et clientélistes Kaïs Saïed a-t-il affirmé son emprise sur l’État tunisien ? Comment exploite-t-il ses pouvoirs pour réprimer toute opposition ? Ces corps intermédiaires continuent-ils à s’exprimer en dépit des procès et des emprisonnements ? Dans quels interstices politiques, institutionnels ou judiciaires l’opposition parvient-elle encore à se glisser ?
Focus – Les journalistes soumis à l’arbitraire du pouvoir
Avec Monia Ben Hamadi, journaliste et correspondante du “Monde” à Tunis.
129ᵉ sur 180 pays, c’est la place qu’occupe la Tunisie au classement 2025 de la liberté de la presse, établi par Reporters Sans Frontières. La pire situation pour les journalistes sur place depuis 2011 et la chute de Ben Ali… Depuis le “coup d’État institutionnel” de juillet 2021, l’exercice des journalistes est soumis à l’arbitraire d’un pouvoir qui ne cesse de rogner sur leur liberté et leurs droits.
Pour aller plus loin
- Sophie Bessis, Histoire de la Tunisie. De Carthage à nos jours, Taillandier, 2019.
- Hatem Nafti, Notre ami Kaïs Saïed, essai sur la démocrature tunisienne, Riveneuve, 2024.
Références sonores
Référence musicale
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Source : www.radiofrance.fr

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