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16 mars 2026“L’équipe de football féminine iranienne doit quitter la Malaisie lundi soir”, annonce le média australien ABC News. Après avoir défié le régime iranien en refusant d’entonner l’hymne national lors de leur match face à la Corée du Sud en Coupe d’Asie, le 2 mars, sept membres de l’équipe de football iranienne – six joueuses et une membre du staff – avaient obtenu l’asile en Australie.
Mais depuis, cinq d’entre elles sont revenues sur leur décision, après avoir reçu des menaces en provenance du régime, informe le quotidien britannique The Guardian. Elles ont rejoint le reste de l’équipe à Kuala Lumpur, en Malaisie, dans l’attente d’un retour prochain en Iran.
Zahra Ghanbari est la dernière à avoir annoncé son choix, dimanche 15 mars. La capitaine de l’équipe aurait été menacée par les organes de sécurité iraniens, en particulier l’unité de renseignement des Gardiens de la révolution, rapporte Iran International. “D’après ces mêmes informations, une autre cadre, Zahra Soltan Moshkeh-Kar, avait transmis des messages de menaces de la part de la Fédération iranienne de football aux joueuses qui avaient demandé l’asile politique, détaille le site d’information iranien en ligne, tandis qu’une troisième joueuse aurait fait l’objet de pressions en vue de rentrer, après avoir reçu des messages vocaux de membres de sa famille en Iran.”
L’intervention “inutile” de Trump
Selon un membre de la diaspora iranienne en Australie cité par le Guardian, dans le contexte actuel de tensions au Moyen-Orient, l’intervention de Trump en faveur des joueuses “a été parfaitement inutile”. Sa menace de faire pression sur l’Australie afin que le gouvernement accepte les demandes d’asile des sportives, “alors même que le ministère de l’Intérieur avait déjà accepté leurs visas”, a été perçue comme un affront par la République islamique.
Ainsi, l’annonce du retour prochain des footballeuses a été saluée par l’agence de presse iranienne proche du régime Tasnim. Pour celle-ci, il s’agit d’une “décision patriotique”, motivée par “une profonde loyauté envers la patrie et le drapeau iranien”, rapporte le Guardian. Et surtout, une preuve de l’“échec” de ce qu’elle considère comme “une manœuvre politique américano-australienne”, ajoute ABC News.
Interrogée à ce sujet par le média australien ABC Radio, la ministre des Infrastructures et des Transports australienne, Catherine King, a, elle, déclaré, lundi 16 mars au matin, que le gouvernement australien respectait la décision des joueuses, tout en rappelant le contexte “incroyablement difficile” ayant conduit à ce choix, et l’“énorme pression” qui pesait sur elles et leurs familles.
Source : www.courrierinternational.com

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