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17 mars 2026Municipales 2026 en Occitanie : de Nîmes à Toulouse, six points chauds de l’entre-deux tours en région
Si près de 90 % des communes en ont terminé avec les élections municipales, il reste encore des candidats à départager. Zoom sur six seconds tours qui s’annoncent serrés ou animés en région.
L’entre-deux tours s’annonce animé dans certaines villes de la région où le scrutin reste indécis. Voici six points chauds où le suspense reste entier en Occitanie.
Nîmes
La dernière ville de plus de 100 000 habitants détenue par Les Républicains va-t-elle basculer à l’extrême droite ou revenir à gauche ? Ou la droite parviendra-t-elle à la conserver sur le fil ? Tous les scénarios restent possibles à Nîmes entre les trois camps appelés à s’affronter dimanche. À l’issue du premier tour, Julien Sanchez (RN) est arrivé en tête, d’une courte tête (30,39 %) devant Vincent Bouget (30,05 %) qui mène la liste de la gauche hors LFI. Restent les deux candidats de droite, dauphins du maire Jean-Paul Fournier qui ne se représente pas, engagés dans une lutte fratricide qui a pris fin ce lundi soir. Leurs deux listes ont fusionné et Franck Proust, président de l’Agglo (19,55 %) et Julien Plantier (15,55 %) sont tombés d’accord : en cas de victoire, la mairie à Franck Proust (au centre sur la photo) et à Julien Plantier l’Agglo (Valérie Rouverand, Renaissance, occupe la deuxième place de cette liste refondée). Suffisant pour l’emporter dans le cadre de cette triangulaire ? La réponse dimanche à partir de 20 h.
Toulouse
Arrivées en seconde et troisième positions dimanche à Toulouse, les deux listes de gauche ont trouvé dès lundi matin un accord pour le second tour, menaçant, de fait, le maire (divers droite) sortant Jean-Luc Moudenc, qui s’était porté en tête avec 37,23 % des voix. La surprise de ce premier tour de scrutin était venue de la deuxième place obtenue par le candidat de La France insoumise (François Piquemal, 27,56 %, à droite sur la photo), devant, donc, le candidat de l’union de la gauche hors LFI François Briançon (24,99 %). L’« accord de gouvernance » conclu entre les deux camps de la gauche envisage qu’en cas de succès dimanche, François Piquemal entrera à la mairie, alors que le socialiste François Briançon présidera la métropole toulousaine.
Rodez
Cinquante-deux voix, telle était l’avance dimanche soir du maire sortant Christian Teyssèdre (35,09 %) sur Stéphane Mazars (34,53 %), le député Renaissance qui fut aussi, jadis, son adjoint. Un résultat forcément très décevant pour l’édile candidat à sa succession, d’autant qu’il semble difficile de trouver des réserves de voix pour un second tour qui s’annonce dès lors très compliqué pour lui. La liste Rodez citoyen (12,02 %) a fait savoir dès dimanche soir qu’elle allait se maintenir. Tous les regards se sont donc tournés illico vers celle conduite par Sarah Vidal (18,36 %), elle aussi ex-adjointe de Christian Teyssèdre. Dimanche, elle annonçait déjà vouloir discuter avec les listes opposées au maire : « Il faut prendre nos responsabilités pour répondre à cette aspiration au changement ».
Sète
Deux de moins. Ce lundi, le socialiste Sébastien Denaja, arrivé 5e du premier tour, a été le premier à annoncer son retrait, trop loin avec ses 13,7 %. Sa décision pouvait permettre à Laura Seguin, candidate Union de la gauche, 3e avec 20,55 %, de combler son retard sur le maire sortant Hervé Marques, 28,07 %… Mais lui peut désormais grappiller les voix du Divers droite Pascal Pintre, 4e avec 14,82 %, qui a finalement aussi jeté l’éponge. Le successeur de François Commeinhes pourrait ainsi distancer définitivement le RN Sébastien Pacull, bien loin de ses objectifs avec 20,77 %. Le second tour ainsi redessiné en triangulaire s’annonce finalement moins chaud. Mais les joutes électorales à Sète peuvent toujours réserver des surprises.
Carcassonne
Le Rassemblement national avait placé la cité médiévale parmi ses objectifs, misant sur Christophe Barthès (à gauche sur la photo), plus célèbre pour ses positions climatosceptiques ou ses affrontements avec Sandrine Rousseau que son activité de député. Dimanche soir, celui-ci avait parcouru la moitié du chemin vers la mairie, après être sorti en tête du premier tour avec 34,52 % des voix, soit près de dix points d’avance sur son premier poursuivant, le divers droite François Mourad (25,36 %). Une avance a priori confortable dans le match à quatre avec le socialiste Alix Soler-Alcaraz (23,27 %) et le maire sortant divers droite Gérard Larrat (12,27 %)… Sauf que ce dernier a annoncé ce lundi son retrait, à la fois de l’élection et, à 84 ans, « de la vie politique« . Un choix, certes peu étonnant dans cette configuration, mais qui rebat les cartes si ses électeurs se reportent sur François Mourad. En tout cas, les compteurs semblent remis à zéro dans ce scrutin symbolique de la montée du RN.
Mende
Il n’est plus maire depuis son ascension à la présidence du Département, mais l’ombre de Laurent Suau, 2e sur la liste de Stéphanie Maurin, plane encore sur l’élection municipale mendoise. Ses adversaires, qui ne cachent pas leur inimitié pour ce vorace de la politique lozérienne, en ont fait un argument de campagne. Avec succès pour le conseiller départemental de droite Patrice Saint-Léger, arrivé en tête avec 34,34 % des voix, deux points devant la représentante de la majorité sortante. La décision d’Emmanuelle Soulier, 3e avec 21,15 %, sera donc déterminante, plus que celle d’Hermelin Peris, même si l’insoumis reste en lice avec ses 12 points. Dix-huit ans après l’incroyable bascule à gauche après trois décennies au centre, Mende peut replonger à droite. Verdict dimanche.
Source : www.midilibre.fr

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