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18 mars 2026face aux menaces de Trump, le président cubain répond et promet une « résistance indestructible »
ADALBERTO ROQUE / AFP
Le président cubain Miguel Diaz-Canel (au milieu) répond à Trump après de nouvelles menaces. (photo d’illustration)
L’exécutif cubain n’a pas dit son dernier mot. Alors que les tensions avec Washington se poursuivent, le président de l’île caribéenne, Miguel Diaz-Canel, a répliqué mardi 17 mars aux menaces de Donald Trump de s’emparer du pays communiste et de le « libérer ». « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre Cuba », avait déclaré le locataire de la Maison Blanche parlant d’« une nation très affaiblie » et ajoutant : « Je pense que je peux faire ce que je veux avec. »
« Face au pire scénario, Cuba a une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance indestructible », a réagi Miguel Diaz-Canel dans un message sur X. « Presque tous les jours, les États-Unis menacent publiquement Cuba de renverser par la force l’ordre constitutionnel », a accusé le chef d’État.
« Ils utilisent un prétexte révoltant : les dures restrictions d’une économie affaiblie qu’ils ont agressée et tenté d’isoler depuis plus de six décennies », a-t-il poursuivi, en référence à l’embargo américain en vigueur depuis 1962. Ils « annoncent des plans pour s’emparer du pays, de ses ressources, des biens, et même de l’économie, la même qu’ils cherchent à étouffer pour nous faire capituler », a dénoncé Miguel Diaz-Canel.
Une pression maximale de Washington
« Ce n’est que de cette manière que l’on peut expliquer la féroce guerre économique appliquée comme châtiment collectif contre tout le peuple », ajoute le président cubain, qui n’en est pas à sa première bisbille avec Donald Trump et s’exprime alors que Washington exerce une pression maximale sur l’île, en empêchant toute livraison de pétrole sur place. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a légèrement temporisé ce mardi dans un message sur X.
Lui-même d’origine cubaine, le trumpiste a démenti une enquête du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer leur chef d’État. Un article « faux », comme « beaucoup [d’autres] dans les médias » qui s’appuient selon lui sur des « charlatans et des menteurs se prétendant bien informés », a jugé le chef de la diplomatie américaine, sans préciser s’il conteste l’ensemble de la publication ou seulement certaines parties.
Depuis la Maison Blanche, Marco Rubio a aussi estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement cubain permettant à la diaspora d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être « suffisantes ». « Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental incapable d’y remédier », a déclaré le politicien conservateur, fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane. « Il leur faut donc opérer un changement radical », a-t-il ajouté.
Le courant rétabli sur l’île après 24 heures de panne générale
Donald Trump multiplie depuis des semaines les déclarations offensives contre Cuba et ses dirigeants, tout en assurant que l’île, en pourparlers avec Washington, souhaite « conclure un accord » avec les États-Unis. Cuba a confirmé vendredi être en pourparlers avec son voisin et a libéré des prisonniers politiques dans le cadre d’un accord avec le Vatican, un médiateur historique entre les deux ennemis idéologiques.
Ce mardi, le réseau électrique a été rétabli sur l’île après plus de 24 heures de panne générale. En début de soirée, il est reparti sur l’ensemble du territoire après s’être déconnecté lundi à la mi-journée. Les coupures massives sont fréquentes et durent parfois plusieurs jours. Le gouvernement affirme que les sanctions américaines l’empêchent de réparer son infrastructure électrique vieillissante, mais des économistes relèvent aussi le sous-investissement chronique de l’État dans ce secteur.
Source : www.huffingtonpost.fr

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