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18 mars 2026L’annonce a été donnée dans la matinée par le ministre de la Défense de l’État hébreu, Israel Katz. “L’armée a assassiné le ministre du Renseignement iranien, Esmaïl Khatib”, dévoile The Jérusalem Post ce mercredi 18 mars. Une information qui, plus tard dans la journée, a été confirmée par Téhéran. L’homme, qui selon l’analyse du quotidien anglophone était un proche d’Ali Khamenei, “était le ministre du Renseignement depuis août 2021, lorsque l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi avait été élu président de la République islamique”. Khatib avait su conserver son poste après la mort de Raïssi, “une chose rare”, contextualise le journal anglophone, “puisque d’habitude, les nouveaux présidents ont tendance à remplacer les ministres les plus importants avec des proches”.
Quoi qu’il en soit, l’assassinat de Khatib semble une énième confirmation de la volonté indéfectible des Israéliens et des Américains de faire tomber les plus importants dirigeants du régime de Téhéran. En ce sens, tranche le quotidien israélien, “la mort de Khatib, représente l’un des assassinats les plus importants depuis le début de la guerre”. D’autant plus que cette nouvelle arrive au lendemain de la confirmation de la mort d’Ali Larijani, le chef de la sécurité de la République islamique, qui était considéré comme l’un des dirigeants les plus influents de l’Iran.
Dans la guerre en cours, le Qatar a été visé à plusieurs reprises par des frappes de Téhéran. Néanmoins, ce mercredi 18 mars, c’est bien une frappe israélienne que Doha a condamnée. Celle-ci a touché “des installations liées au gisement de gaz naturel iranien de South Pars”, note le quotidien britannique The Guardian. Or ce gisement est également exploité par le Qatar, où il prend le nom de “North Field” dans les eaux nationales qataries. Voilà pourquoi, poursuit le journal londonien, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Doha, Majed Al-Ansari, a dénoncé “une démarche dangereuse et irresponsable [de la part d’Israël] dans le contexte de l’escalade militaire actuelle dans la région”. De son côté, en guise de représailles, Téhéran a menacé de s’en prendre aux installations pétrochimiques des pays du Golfe.
La nouvelle, relayée par le quotidien italien Corriere della Sera dans son direct, a été dévoilée par la ministre des Affaires étrangères suédoise, Maria Malmer Stenergard. “C’est avec une grande tristesse que j’ai appris l’exécution récente d’un citoyen suédois en Iran”, a déclaré la cheffe de la diplomatie suédoise. Le sujet suédois, dont on ne connaît pas l’identité, avait été arrêté en juin dernier et condamné à mort pour “espionnage en faveur d’Israël”. Comme le précise de son côté le média qatari Al-Jazeera, “c’est la première fois depuis le début de cette guerre que les autorités iraniennes annoncent l’exécution d’un homme accusé d’espionnage”.
Dans les colonnes de L’Orient-Le Jour, les témoignages des habitants de la capitale libanaise rendent bien compte de la gravité de la situation. “Aujourd’hui, j’ai peur et je n’ai pas peur : nos nerfs ne tiennent plus mais, en même temps, que peut-on faire ?” confie Amani qui, comme d’autres résidents de Beyrouth, demeure choquée par les dernières frappes israéliennes. Celles-ci, qui ont commencé dans la nuit du mardi 17 mars pour se poursuivre jusqu’à l’aube de ce mercredi, ont frappé le centre de la capitale. “Ce n’est pas la première fois, depuis le début de ce nouveau conflit au Liban, le 2 mars, que Beyrouth, hors banlieue sud, est touché. Mais les frappes de la nuit de mardi à mercredi ont pris une autre dimension”, analyse le média francophone. En effet, “une frappe a pulvérisé un immeuble, et trois autres ont ciblé des étages de trois immeubles. Le bilan provisoire est lourd : 12 morts et des dizaines de blessés.”
Leur geste, à l’aube du conflit au Moyen-Orient, avait fait le tour du monde. Le 2 mars, les joueuses de l’équipe iranienne de football, en déplacement en Australie, avaient refusé de chanter l’hymne national de leur pays, ce qui avait été perçu comme un affront par l’État central. Six joueuses (et un membre de l’encadrement) avaient ensuite demandé l’asile en Australie, mais seules deux joueuses sont finalement restées sur place.
Ce mercredi 18 avril, rapporte la BBC, “l’équipe a été photographiée en survêtement alors qu’elle passait la frontière entre la Turquie et l’Iran mercredi après avoir pris l’avion via la Malaisie et Oman”. Dans les deux rencontres qui avaient suivi celle où elles avaient boycotté l’hymne, les joueuses l’avaient à nouveau chanté, subissant, selon beaucoup d’observateurs, des pressions de leur gouvernement. Si la plupart d’entre elles ont finalement renoncé à demander l’asile politique, “les activistes pour les droits humains estiment qu’elles pourraient avoir changé leur décision à cause de menaces pesant sur leurs familles”.
Source : www.courrierinternational.com

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