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18 mars 2026« L’union des droites est inéluctable, elle avance », assure Éric Ciotti, candidat à la mairie de Nice
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Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Nice, Éric Ciotti, patron de l’Union des droites pour la République (UDR), réagit dans le « 20 Heures » du mercredi 18 mars à la prise de position des Républicains, son ancien parti, et réaffirme sa volonté de voir les droites s’unir, malgré le manque d’alliances avec l’extrême droite pour le second tour.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Léa Salamé : Vous êtes arrivé en tête dimanche soir. Ce mercredi 18 mars a été marqué par un imbroglio dans votre ancienne famille politique, Les Républicains. Après avoir refusé de donner des consignes de vote entre vous et Christian Estrosi, ce matin, Bruno Retailleau a clarifié sa position. Il dit ne pas vous soutenir, désapprouver votre rapprochement avec le Rassemblement national. Les Républicains ont aussi rappelé toute la journée leur soutien à votre adversaire. Comment réagissez-vous ce soir à ce qu’il s’est passé ?
Éric Ciotti : Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer, mais je suis assez triste de regarder ce comportement un peu erratique de cette famille à laquelle je reste très attaché. Mon parti, l’UDR, porte le nom du dernier parti du Général de Gaulle. Donc, qui suivre, qui écouter ? Je pense que ce matin, Bruno Retailleau a parlé avec ses convictions et son cœur. Il a dit qu’il ne voulait pas soutenir Christian Estrosi du fait de sa campagne délétère, et je crois qu’il a raison. Après, vous savez, ce ne sont pas ses consignes, quelles qu’elles soient, qui vont influencer les Niçoises et les Niçois. Nous sommes dans une élection municipale. Les consignes d’état-major politicien, surtout lorsqu’ils sont aux prises à des revirements permanents, n’ont finalement que peu d’importance.
Vous espériez, avec Jordan Bardella, faire l’union des droites à l’occasion de ces municipales. Vous avez tendu la main à la droite, aux Républicains, dès le soir du premier tour. Votre main n’a pas été prise. À part quelques petits accords locaux, comme à Reims, l’union des droites, ça ne marche pas. C’est une chimère ?
Je ne crois pas. Je crois que les Français, aujourd’hui, veulent cette union de façon de plus en plus majoritaire, que les électeurs de droite la souhaitent et que cette union est inéluctable, qu’elle avance. Et en tout cas, moi, j’ai été son artisan, sans doute l’un des premiers au moment des législatives. Et qui peut dire aujourd’hui que la France va mieux depuis la mise en œuvre des compromissions, des tambouilles nauséabondes depuis 2024 ? La France a reculé, la France décline et donc, après les municipales, nous engagerons cette étape pour ce redressement national que les Français exigent maintenant et qu’ils espèrent du fond du cœur.
En tout cas, à Paris, Sarah Knafo et Rachida Dati n’ont pas fusionné, ça n’a pas fonctionné.
Mais en tout cas, il y a à Paris aujourd’hui un choix. Moi, je le dis très clairement, si j’étais électeur à Paris, ce qui n’est pas le cas, parce que bien entendu, je suis engagé à Nice, je voterais pour Rachida Dati. Je le dis très clairement.
Plusieurs médias vous ont proposé de débattre dans cet entre-deux-tours avec Christian Estrosi. Vous avez refusé. Pourquoi ? Que craignez-vous ?
Nous avons eu deux débats avant le premier tour. Tous les observateurs et la presse en général ont mesuré que ces débats étaient un peu chaotiques. Le maire actuel est à la tête d’un système qui a fait peser une emprise sur la ville, il voit aujourd’hui qu’il perd pied, que ce système s’effondre et il multiplie les comportements scandaleux, les provocations, les attitudes dont même la justice a eu à se saisir. Et donc, je ne veux pas rentrer dans cette foire d’empoigne. Moi, je veux parler de projets, je ne veux pas répondre à l’insulte, à la caricature, aux contre-vérités. Tout a été dit. Maintenant, les projets sont sur la table. Je parle aux Niçoises et aux Niçois avec sérénité pour construire une page positive avec moins d’impôts, plus de sécurité, plus de proximité. Là est mon seul enjeu aujourd’hui.
Source : www.franceinfo.fr

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