/2026/03/19/063-2267243368-69bb88c008652885855947.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
DIRECT. Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace de cibler les infrastructures gazières iraniennes après des attaques contre celles du Qatar, Emmanuel Macron propose un moratoire
19 mars 2026
Solution Conso – Premières fraises : du choix et des petits prix
19 mars 2026Municipales 206 sur le bassin de Thau : six communes, dont Sète la ville centre, attendent le verdict du second tour entre écarts serrés et scrutins indécis
À l’issue du premier tour des élections municipales, le bassin de Thau connaît une recomposition rapide avec retraits, fusions et triangulaires. À Sète, un match à trois oppose Hervé Marquès, Sébastien Pacull et Laura Seguin. Des configurations similaires émergent à Bouzigues et Mireval, tandis que des duels se dessinent ailleurs. L’équilibre politique local, déterminant pour la présidence de Sète Agglopôle, reste incertain avant le second tour.
Discussions, tractations, fusions, retraits, « désistements républicains »… Il s’est passé des choses en 48 heures de temps, depuis les résultats du premier tour de l’élection municipale. Les communes du bassin de Thau ont offert pas mal d’animation, à commencer par Sète.
Un trio à Sète…
D’une inédite quinquangulaire sortie du chapeau au premier tour, le scrutin offrira finalement un match à trois plutôt logique au regard des scores issus des urnes. Hervé Marquès (28,07 %), Sébastien Pacull (20,77 %) et Laura Seguin (20,55 %) composeront un paysage duquel ont préféré se retirer Pascal Pintre (14,82 %) et Sébastien Denaja (13,70 %), pourtant qualifiés.
… mais aussi à Bouzigues et Mireval
Bouzigues proposera également un scénario à trois acteurs principaux. Jean-Christophe Pézerat (38,94 %), le sortant Cédric Raja (31,94 %) et Hélène Bras (29,12 %) ont choisi de se maintenir. L’élection devrait se jouer à peu de choses, puisque ces trois-là se tiennent en 108 voix.
Sète Agglo : quelles conséquences ?
Pour rappel, les élections municipales ont une importance majeure en vue d’élire le prochain président de Sète Agglopôle Méditerranée. Les nouveaux élus du territoire se réuniront dans les jours suivant le second tour de l’élection municipale, entre fin mars et début avril. Il faut attendre la nouvelle recomposition politique du territoire au 23 mars pour commencer à échafauder des scénarios. Pour rappel, en mai 2025, l’élection de Loïc Linarès s’était jouée à seulement deux voix (24 contre 22 pour le Sétois Jean-Guy Majourel).
Mireval met aussi aux prises un trio au second tour. Faute de désistement, ni même d’alliance, Christophe Durand (39,66 %), Robert André (34,38 %) et Jean-François Foulquier (26 %) conservent leurs billes et repartent pour un tour. « Cela va être chaud », pour utiliser la formule consacrée…
Duel à Poussan et aux deux Balaruc
À Poussan, les tractations sont allées bon train en ce début de semaine. Finalement, Jésus Valtierra (13,66 %) a intégré, seul et dans une certaine confusion, la liste de Bruno Vandermeersch (39,19 %), dans le but de battre la maire sortante Florence Sanchez (47,15 %). À Balaruc-les-Bains, Christophe Rioust (46,49 %) et Didier Sauvaire (33,15 %) se retrouvent face à face après le retrait attendu de Thierry Cours (20,36 %). Sachant que ce dernier n’a pas donné de consigne de vote.
RN : Sébastien Pacull est le seul rescapé
À l’heure de faire les premiers constats, le compte n’y est pas pour le Rassemblement national sur le bassin de Thau. Au moment d’amorcer la campagne municipale, le parti d’extrême droite entendait “faire du bruit” sur le territoire. Force est de constater qu’il n’a pas réussi à concrétiser ses bons scores et confirmer sa percée, principalement à Frontignan, où il avait pourtant enregistré 58 % aux dernières législatives. Cette fois, Cédric Delapierre a été écarté du jeu dès le 1er tour. Il peut néanmoins se consoler avec l’entrée de six membres de sa liste RN au conseil municipal. Une grande première à ce titre-là.
Armentier échoue dans les grandes largeurs à Mèze
À Mèze, le score de Joël Armentier (19,20 %) le fait échouer dans les grandes largeurs face au sortant Thierry Baëza. Le fait d’intégrer trois élus de sa liste au conseil municipal peut être vu comme un motif de satisfaction.
Reste le cas Sébastien Pacull, en ballottage à Sète. S’il croit en ses capacités de l’emporter après avoir doublé ses voix en six ans (de 2 213 à 4 441), le candidat RN apparaît encore éloigné de l’objectif (20,77 %), en dépit d’une progression de six points. Là où Aurélien Lopez-Liguori avait fait 41,06 % aux législatives, les attentes étaient hautes et le pari sera probablement difficile à valider. S’il ne gagne pas, son score, dimanche, sera scruté avec attention. En 2020, il avait perdu 200 voix entre le premier et le second tour. Un scénario semblable ne serait pas un bon signe envoyé par le RN à Sète.
Tandis qu’à Balaruc-le-Vieux, Aurélien Evangelisti (33,39 %) est sous la menace d’une liste d’union entre Christian Ruis (31 %) et José Llinarès (12,89 %). Fabienne Battinelli (22,71 %) s’est retirée.
Source : www.midilibre.fr

9999999
