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Parce qu’au fond, le plus dur n’est pas de trouver un nom à un porte-avions. Le plus dur, c’est de faire entrer toute notre industrie de défense dans une logique d’économie de guerre. Et sur ce point, à Matignon, on commence sérieusement à s’agacer.
Le constat est simple : les budgets augmentent, les commandes aussi, mais la production elle ne suit pas encore assez vite. En tout cas de leur point de vue. Et ils comptent bien le faire savoir. Sébastien Lecornu va rassembler sous 10 jours les ministres concernés et les grands acteurs de la défense.
Ce n’est pas la première alerte de l’exécutif. Pas plus tard que le 15 janvier, Emmanuel Macron a lancé aux industriels de la défense : “On est en train de se faire sortir du marché.” Traduction : pendant que l’Europe se réarme, les concurrents avancent, et la France ne peut plus se contenter de ses lenteurs habituelles. Et encore ça c’était avant le déclenchement de la guerre en Iran…quasiment le monde d’avant !
Pourquoi ça bloque encore ?
Parce qu’on monte surtout en cadence avec les acteurs déjà installés. On pousse les murs, mais on ne change pas encore d’échelle. Or convertir une entreprise civile à la défense, ce n’est pas juste lui demander de fabriquer des voitures par des chars : il faut des normes, des habilitations, de la cybersécurité, des investissements, et surtout du temps. Bref, exactement ce que l’on n’a plus.
Un exemple très concret : pour entraîner notre armée, il faut davantage de munitions. Encore faut-il qu’ils sortent de l’usine. Même chose pour les drones dont on sait qu’ils sont désormais au cœur des conflits en Ukraine ou en Iran. “Aujourd’hui disons le très clairement le niveau d’investissement au-delà des gros acteurs n’est pas satisfaisant” me glissait récemment un ministre bien au courant du dossier.
En somme, “France Libre”, c’est le symbole ; la vraie bataille, c’est l’usine
Le futur porte-avions, c’est 10 milliards d’euros, 800 entreprises et 14 000 emplois. C’est la vitrine. Mais la vraie question, pour le gouvernement, c’est celle-ci : la France peut elle encore produire vite, massivement, et au-delà de ses seuls champions ? Parce qu’une économie de guerre, ce n’est pas un discours. C’est une chaîne de production. Alors que les tensions sont encore en ce moment à un niveau très élevées, tous les acteurs de la défense vont devoir se mobiliser.
Source : www.radiofrance.fr

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