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19 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « Nous pouvons sanctionner l’Occident… » Pour empêcher les navires de s’y rendre, l’Iran menace de taxer le passage du détroit d’Ormuz
Alors que Téhéran maintien la pression sur le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit face aux États-Unis, le 28 février dernier, le Parlement iranien aurait évoqué la possibilité de mettre en place une taxe sur ce passage stratégique, après le conflit.
Quand les prix s’arrêteront-ils d’augmenter ? C’est la question que le monde se pose depuis que les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont viré au conflit, le 28 février 2026. Une guerre qui n’est pas sans conséquence puisque celle-ci a entraîné une flambée des prix du pétrole et du gaz.
Une situation qui s’est exacerbée ce jeudi 19 mars lorsqu’Israël a frappé le plus grand gisement gazier du monde de South Pars, en Iran, et que Téhéran a répondu en ciblant le premier site de production de gaz naturel liquéfié GNL au monde, situé à Ras Laffan, au Qatar. Dans la foulée, le prix du gaz européen s’envolait de 35 %.
Un droit de passage
Après ces frappes, la presse américaine rapporte désormais qu’un député iranien a présenté au Parlement une proposition visant à mettre un droit de passage pour le détroit d’Ormuz, qui voit transiter près de 20 % du pétrole et du Gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.
Selon un rapport de l’agence de presse ISNA, repris par la BBC, la taxe vise à « assurer la sécurité du détroit d’Ormuz et sauvegarder les intérêts de la nation ».
La députée de Téhéran au Parlement iranien (Majlis), Somayeh Rafiei, a ajouté : « Nous avons privé nos ennemis de leur ancien confort, et ils sont maintenant incapables d’accepter cette réalité ; ils ne peuvent tout simplement pas la supporter […] Grâce à la position stratégique du détroit d’Ormuz, nous pouvons sanctionner l’Occident et empêcher ses navires d’emprunter cette voie navigable ».
3 200 bateaux en attente
De son côté, l’Organisation maritime mondiale, a annoncé que près de 20 000 marins à bord de 3 200 bateaux, patientent encore près du détroit d’Ormuz. Pour l’heure, seuls quelques pétroliers appartenant à des pays que l’Iran considère comme des amis ont pu passer sans encombre dans le détroit.
Elle devrait également demander, dans le cadre d’une réunion de crise qui a lieu à Londres, et qui se déroule depuis mercredi, la mise en place d’un couloir maritime sécuriser pour évacuer les bateaux encore bloqués dans le Golfe.
Source : www.lindependant.fr

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