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Notre équipe propose une synthèse des informations de « l’Ouest américain bascule dans la chaleur extrême ».
Résumé synthétique
Selon des scientifiques internationaux, un tel épisode aurait été «quasi impossible» sans le réchauffement climatique, qui rend ces extrêmes de plus en plus probables et dangereux.
L’Ouest américain est aux prises avec une vague de chaleur précoce record qui fait grimper le thermomètre jusqu’au-delà des 40°C. «J’étais content à l’idée d’aller faire du sport au soleil et de bronzer un peu, mais après une seule traction, je transpirais autant qu’après deux heures d’entraînement d’habitude», raconte à l’AFP Craig Boyle, professeur trentenaire vivant à Los Angeles. «Je fatigue beaucoup plus vite et je dois boire beaucoup plus d’eau.»
À Palm Springs, à deux heures de route à l’est de Los Angeles, un pic à plus de 41,5°C a été recensé jeudi, du jamais-vu au mois de mars – et encore en hiver – depuis le début des relevés de températures remontant à 1893, selon l’agence météo américaine (NWS). À Phoenix, capitale de l’Arizona, dans le sud-ouest du pays, une pointe à 40,5°C a été enregistrée le même jour, là aussi un record à cette période de l’année, et les services météorologiques s’attendaient à ce que le mercure continue de grimper jusqu’à dépasser les 41°C durant le week-end. Une station météo basée non loin de la frontière mexicaine, à Lake Martinez, a même rapporté une température au-delà des 43°C (110°C) cet après-midi-là, selon un relevé qui doit encore être contrôlé, et deviendrait, s’il était confirmé, un record absolu en mars aux États-Unis.
Cette vague de chaleur record à laquelle sont exposés des millions d’Américains, avec des températures pouvant dépasser de 17°C les moyennes saisonnières, aurait été «quasi impossible à cette période de l’année dans un monde sans changement climatique», établit un bilan du World Weather Attribution (WWA), un groupe de scientifiques internationaux étudiant les liens entre événements météorologiques extrêmes et changement climatique.
«La menace n’est pas lointaine, elle est là, elle s’aggrave»
Son analyse rapide est menée à partir de données météorologiques, de prévisions et de simulations de modèles climatiques. Si ce type d’événement extrême demeure rare, la crise climatique induite par les activités humaines en a accru la fréquence, analyse-t-il. «En l’espace d’une décennie seulement, ce phénomène est devenu environ quatre fois plus probable», évalue le WWA. «Ces résultats ne laissent aucune place au doute. Le changement climatique pousse la météo vers des extrêmes qui auraient été impensables dans un monde préindustriel», souligne Friederike Otto, professeure en sciences du climat à l’Imperial College London ayant participé à l’analyse, dans un communiqué. «La menace n’est pas lointaine, elle est là, elle s’aggrave», insiste-t-elle, appelant à une réponse politique à la hauteur de l’urgence.
La chaleur extrême est la première cause de décès liée à la météo aux États-Unis – largement devant ouragans et tornades – et ces canicules précoces sont d’autant plus dangereuses que le corps n’a pas le temps de s’acclimater, pointe le étude. Dans le sud de la Californie, l’alerte des services météorologiques pour «chaleur extrême» est en vigueur jusqu’à 20h00 locales vendredi soir. En Arizona, elle est activée jusqu’à dimanche soir. «Nous sommes habitués à la chaleur, on vient du Texas, mais c’est trop tôt pour qu’il fasse une telle chaleur, observe auprès de l’AFP Sharon Jones, venue à Los Angeles en famille. On a décidé de ne pas rester dehors trop longtemps.»
Selon le site spécialisé Weather Channel, au moins 65 villes de l’Ouest américain ont dépassé ou égalé leurs températures record pour un mois de mars, à travers six Etats, de l’Oregon au Nouveau-Mexique en passant par la Californie, et il faisait si chaud sur des pistes de ski du Colorado mercredi que des skieurs les dévalaient torse nu.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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