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22 mars 2026
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22 mars 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Un résumé rapide de « le parti du chancelier Friedrich Merz en tête, l’AfD en forte progression » selon notre rédaction.
Récap des faits principaux
La CDU, parti du chancelier Friedrich Merz, est arrivée en tête des élections régionales de Rhénanie-Palatinat, ce dimanche 22 mars. Bien que favorite dans d’autres régions, l’extrême droite allemande réalise un score record dans ce Land qui ne lui est traditionnellement pas favorable.
Le parti du chancelier allemand Friedrich Merz est arrivé en tête dimanche 22 mars des élections régionales en Rhénanie-Palatinat, à l’ouest du pays, devançant les sociaux-démocrates, qui subissent une déconvenue dans l’un de leurs fiefs, tandis que l’extrême droite s’oriente vers un score record, selon les premiers résultats.
Ce scrutin, le deuxième d’une année électorale chargée, plaçait en concurrence directe les deux partenaires du gouvernement fédéral: les conservateurs de la CDU, présidée par le chancelier, qui obtiendraient environ 30 % des voix, et le SPD du vice-chancelier Lars Klingbeil (27 %), d’après les premières estimations des chaînes publiques ARD et ZDF, publiées après 18 heures à la fermeture des bureaux de vote.
L’extrême droite à 20%
Région frontalière de la France, la Rhénanie-Palatinat était historiquement un bastion social-démocrate, dirigé par le SPD depuis 35 ans. Le ministre-président sortant (chef du gouvernement régional), devrait devoir céder sa place au candidat de la CDU, Gordon Schneider, 50 ans. Celui-ci s’est empressé de saluer sa « victoire », déclarant vouloir instaurer du nouveau pour l’éducation, la sécurité, la santé et la politique économique du Land.
La formation d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) est estimée à 20 %, un niveau record pour une région de l’ouest de l’Allemagne. La co-patronne du parti, Alice Weidel, a salué sur X un « grand succès ».
Pour le chancelier Friedrich Merz, cette victoire donne un peu d’air avant le calendrier électoral chargé de l’automne dans l’Est du pays, où l’AfD peut prétendre à la victoire dans deux régions et obtenir un bon score à Berlin.
Le dirigeant conservateur fait face à une nette érosion de sa popularité: son parti a perdu le scrutin au Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest, face aux Verts, alors que les conservateurs pensaient longtemps que la victoire leur était acquise.
Aux commandes de l’Allemagne depuis mai 2025, le chancelier a connu un début d’année difficile, critiqué pour la lenteur des réformes nécessaires pour relancer une économie en berne depuis trois ans, mise à mal par la guerre au Moyen-Orient et les tensions commerciales avec les États-Unis.
Les conflits au sein de sa coalition avec le SPD sont régulièrement pointés du doigt. De passage dans la région vendredi pour soutenir le candidat CDU lors d’un meeting de campagne, Friedrich Merz a souligné l’importance de poursuivre le travail de la coalition fédérale, quel que soit le résultat des élections régionales.
La débâcle du SPD
Côté social-démocrate, ce revers constitue une nouvelle gifle, après la débâcle enregistrée au Bade-Wurtemberg, où le SPD a chuté à un niveau historiquement bas (5,5 %).
La partie sera d’autant plus difficile sans un autre de ses fiefs, cette fois-ci dans l’Est, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où les sondages donnent une très large avance au parti d’extrême droite AfD pour les élections prévues en septembre prochain.
Le ministre-président sortant en Rhénanie-Palatinat et candidat SPD, Alexander Schweitzer, 52 ans, avait reconnu que son parti était devenu « parfois trop technocratique », dans une interview récente à l’hebdomadaire Die Zeit, tout en qualifiant l’AfD de « parti de ratés ».
En Rhénanie-Palatinat, l’extrême droite s’est imposée comme troisième force politique avec environ 20 % des voix, contre 8,3 % en 2021.
Au niveau national, l’AfD est la première force d’opposition. Elle reste au coude-à-coude avec la CDU, avec environ 25 % dans les sondages.
Mais une coalition, tant au niveau régional que national, entre les deux formations est exclue en raison de la logique du « pare-feu », comparable au concept de « Front républicain » en France, prônée par l’essentiel de la classe politique allemande, qui refuse toute coopération avec l’extrême droite.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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