
Le Premier ministre Golob revendique la victoire de son parti aux législatives en Slovénie
23 mars 2026
les résultats du second tour des élections dans votre commune
23 mars 2026Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Voici les éléments principaux de « Municipales 2026 : à chacun son récit victorieux, les regards tournés vers 2027 » pour nos lecteurs.
Points clés à retenir
À écouter les responsables politiques, dimanche 22 mars, après le second tour des élections municipales, chacun avait gagné, personne n’avait perdu. Les responsables du Parti socialiste (PS), de La France insoumise (LFI), du parti Les Républicains (LR), du Rassemblement national (RN) et même de la macronie ont ainsi revendiqué des victoires majeures, affirmant pouvoir tirer des enseignements de ce scrutin local – forcément favorables à chacun d’entre eux –, en vue de l’élection présidentielle de 2027.
La gauche, d’abord, a conservé ses grandes villes en l’emportant à Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Lille ou Rennes. Des victoires dans des villes symboles, à commencer par la capitale où Emmanuel Grégoire l’a largement emporté face à Rachida Dati, malgré la présence de l’insoumise Sophia Chikirou ; mais aussi à Marseille, où Benoît Payan a réussi son pari face au candidat d’extrême droite Franck Allisio ; et à Lyon, où l’écologiste Grégory Doucet a conservé son fauteuil face à Jean-Michel Aulas en faisant l’union avec les insoumis durant l’entre-deux-tours.
Cette question de l’union avec LFI était justement au cœur des débats entre représentants de ces gauches jugées « irréconciliables » par certains. « La provocation outrancière » et « les dérapages antisémites » sont « une voie sans issue », a jugé le patron socialiste Olivier Faure dans une déclaration qui ressemblait à celle du premier tour, tout en appelant la gauche à se rassembler, estimant que « les gauches irréconciliables » étaient aussi « une impasse ».
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« Ce que, ce soir, je constate, c’est que La France insoumise ne gagne rien et, pire, que La France insoumise fait perdre », a asséné de son côté Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, sur France 2. À l’inverse, « à un an de l’élection présidentielle, ce qui fonctionne, c’est le rassemblement de la gauche et des écologistes » sans LFI, « tel que nous l’avons fait au premier tour des élections municipales », a-t-il estimé.
De fait, la plupart des grandes villes où les listes de gauche menées par les socialistes ou les écologistes avaient fait alliance avec LFI dans l’entre-deux-tours ont été perdues dimanche soir. À commencer par Toulouse et Limoges, les deux principales villes où ces unions s’étaient faites derrière les candidats insoumis. Mais aussi Clermont-Ferrand, Brest, Besançon, Avignon, Poitiers, Argenteuil ou Colombes.
Dans le même temps, des candidats qui avaient refusé l’union avec LFI l’ont emporté : à Paris et Marseille, bien sûr, mais aussi à Montpellier, à Strasbourg, à Lille, à Rennes, à Saint-Étienne, à Amiens et même à Pau, où le socialiste Jérôme Marbot a battu l’ancien Premier ministre François Bayrou.
La droite domine dans les villes moyennes
L’alliance de toute la gauche a toutefois été victorieuse à Lyon, Nantes, Grenoble ou Tours, tandis que la désunion a aussi pu être perdante comme à Bordeaux, où l’écologiste Pierre Hurmic a été défait par Thomas Cazenave (Renaissance).
La France insoumise peut aussi se réjouir de succès à Roubaix, au Tampon, à Vénissieux, à Vaulx-en-Velin, à La Courneuve ou à Creil. Autant de victoires qui valident la stratégie du parti de s’implanter dans les banlieues populaires, selon ses dirigeants. Bally Bagayoko l’avait aussi emporté dès le premier tour à Saint-Denis.
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a donc estimé que la « percée » des candidats insoumis au premier tour des municipales se « confirme, s’amplifie et se renforce ». « C’est un formidable désaveu pour toutes celles et ceux qui ont multiplié ces dernières semaines les calomnies contre La France insoumise et ses candidats », a-t-il affirmé, saluant par ailleurs une « vague dégagiste avec la défaite annoncée de plusieurs sortants, notamment issus du Parti socialiste ou des Écologistes ».
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La droite s’est également félicitée de ses victoires dans de nombreuses villes moyennes comme Clermont-Ferrand, ville historique de gauche, Brest, dirigée par le PS depuis plusieurs décennies, Limoges, Besançon, mais aussi Toulouse, quatrième ville de France.
Là aussi, le patron de LR, Bruno Retailleau, qui s’est lancé en février dans la course à la présidentielle, tentait d’y voir des enseignements pour 2027, estimant que les résultats des municipales démontraient l’existence « d’une autre voie » entre les « idéologues » de La France insoumise et les « démagogues » du Rassemblement national. C’est « une voie exigeante, une voie française, exprimée par des millions de compatriotes qui ne veulent ni du chaos social vers lequel nous entraîne LFI ni du désordre budgétaire dans lequel nous précipiterait le programme économique du RN », a-t-il affirmé.
Pas de grand vainqueur
Sauf que le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen revendique lui aussi une « percée historique » lors de ces municipales, se targuant d’une « foison de petites villes et de villes moyennes gagnées par le Rassemblement national ». Le RN « multiplie par six ou par sept » son contingent d’édiles et s’apprête à envoyer « des milliers de conseillers municipaux » dans les mairies du pays, s’est réjouie la triple candidate à la présidentielle (2012, 2017, 2022).
Parmi les principales prises de la soirée, les candidats d’extrême droite l’emportent notamment à Carcassonne et Castres. Les conquêtes sont nombreuses dans sa zone de force de l’arc méditerranéen, d’Agde à Menton, en passant par La-Seyne-sur-Mer. Idem en remontant le Rhône, de Tarascon à Bagnols-sur-Cèze, jusqu’à Orange où le RN renverse son ex-allié Jacques Bompard – cofondateur du Front national, dont il a été exclu il y a 20 ans. À l’autre bout de l’Hexagone, le mouvement enregistre aussi une série de succès dans le bassin minier du Pas-de-Calais, en particulier dans le bastion socialiste de Liévin.
« Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français », a insisté Jordan Bardella lors de son allocution, incluant les gains de l’Union des droites pour la République (UDR) d’Éric Ciotti, lui-même victorieux à Nice, et permettant par la même occasion de faire oublier les déceptions à Toulon, Nîmes ou Marseille.
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Il apparaît difficile, voire impossible, de désigner un grand vainqueur de ces élections municipales. Même les macronistes, qui ont pourtant fait le choix d’enjamber ce scrutin, trouvaient des raisons de sourire dimanche soir. « Nous doublons notre nombre d’élus locaux partout en France à l’issue de ces élections municipales. Deux-cents maires adhérents de Renaissance ont été élus (…) partout sur le territoire, à Nevers, à Bayonne, à Tarbes, à Rodez et dans bien d’autres villes », a souligné le patron de Renaissance Gabriel Attal, tandis qu’Édouard Philippe (Horizons) a été facilement réélu au Havre.
Il n’y a peut-être que les écologistes qui faisaient la grimace et évitaient de fanfaronner sur les plateaux TV. Le parti de Marine Tondelier a certes conservé Lyon, Grenoble et Tours, mais a perdu Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Poitiers et Annecy. La « vague verte » de 2020 n’est plus qu’un lointain souvenir.
Et pour ceux qui voudraient tirer des enseignements un peu trop rapides des résultats de 2026 pour se projeter sur 2027, l’exemple des écologistes est peut-être à méditer. Alors qu’ils avaient le vent en poupe il y a six ans, leur candidat à la présidentielle de 2022, Yannick Jadot, avait fini sixième avec seulement 4,63 % des voix.
Source : www.france24.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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