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23 mars 2026Israël-États-Unis, histoire d’une relation privilégiée : épisode du podcast Guerre au Moyen-Orient, l’histoire pour comprendre
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
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Récapitulatif des informations
Au début du 20ᵉ siècle, les États-Unis ne sont pas une puissance importante au Moyen-Orient. Les diplomates états-uniens ont peu de contacts avec les populations juives et arabes de Palestine. Tout se passe par l’entremise des puissances européennes, et surtout du Royaume-Uni. Avec la déclaration Balfour de 1917, Washington doit prendre position. Des mouvements de lobbying se mettent en place aux États-Unis pour savoir si le pays doit soutenir, ou non, le mouvement sioniste en Palestine. Le président états-unien Woodrow Wilson, nourri par les récits de pèlerinages en Palestine, prend le parti de la population juive.
Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis reconnaissent l’État d’Israël quelques minutes après sa proclamation, le 15 mai 1948. Au contraire de l’avis de son administration, le président Harry Truman est favorable à la reconnaissance d’Israël. Un ensemble de raisons personnelles le motivent, notamment sa proximité avec des personnalités états-uniennes proches du mouvement sioniste. Le choc de la découverte des centres de mise à mort nazis, en 1945, pèse aussi sur la décision. Cette reconnaissance n’implique cependant pas l’envoi d’armement à Israël avant la fin des années 1950.
Une « relation spéciale » ?
À partir des années 1960, les États-Unis prennent conscience de la puissance de l’armée israélienne et du rôle qu’elle peut jouer comme tête de pont dans la région. En 1962, le président états-unien John Fitzgerald Kennedy est le premier à parler de « relations spéciales » entre les deux pays. L’année suivante, des missiles Hawk traversent l’Atlantique pour rejoindre l’État hébreu.
Si les États-Unis ne s’impliquent pas militairement dans la guerre des Six Jours en 1967, la guerre du Kippour, en 1973, marque une nouvelle étape. Pour appuyer l’offensive israélienne, les États-Unis envoient un pont aérien afin de livrer des armes à Tel Aviv. Dans le contexte de la guerre froide, Israël devient un rempart efficace pour les États-Unis face à l’influence soviétique dans de nombreux pays arabes.
Le choc du 11 septembre 2001
Dans les années 1980, la relation se renforce sur le plan stratégique et militaire. L’offensive israélienne au Sud-Liban en 1978 puis en 1982 crispe cependant les relations. En 1987, la répression israélienne de la première intifada joue sur la corde sensible de la société états-unienne, soucieuse des libertés publiques et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Avec la fin de la guerre froide, la centralité d’Israël dans la politique états-unienne au Moyen-Orient s’amoindrit. Le principal enjeu pour les États-Unis est de construire une paix entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), processus finalement mis en échec. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 à New York, l’État hébreu redevient un allié stratégique pour les États-Unis dans la lutte internationale contre le terrorisme au Moyen-Orient.
Pour en savoir plus
David Elkaïm est chercheur spécialiste du Proche-Orient.
Ses publications :
- (avec Éric Denécé) Les Services secrets israéliens. Aman, Mossad et Shin Beth, Tallandier, 2020.
- Histoire des guerres d’Israël. De 1948 à nos jours, Tallandier, 2019.
Maya Kandel est historienne spécialiste des États-Unis, chercheuse associée à l’université Sorbonne Nouvelle.
Ses publications :
- Une première histoire du trumpisme, Gallimard, 2025.
- Les États-Unis et le monde, de George Washington à Donald Trump, Perrin, 2018.
- Mourir pour Sarajevo ? Les États-Unis et l’éclatement de la Yougoslavie, CNRS Éditions, 2013.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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